Isabelle Carré découvre la langue des signes pour "Marie Heurtin", de Jean-Pierre Améris

Par @Culturebox
Publié le 05/09/2013 à 11H23
Sur le tournage, Isabelle Carré (à droite) répète avec Sandrine Schwartz, interprète en langue des signes

Sur le tournage, Isabelle Carré (à droite) répète avec Sandrine Schwartz, interprète en langue des signes

© France 3 Culturebox

Le réalisateur Jean-Pierre Améris est en tournage en ce moment entre l’Ain et l’Isère pour son nouveau film « Marie Heurtin ». Inspiré d’une histoire vraie, ce film retrace la vie d’une jeune sourde, muette et aveugle de naissance qui apprend à communiquer grâce à une religieuse, incarnée par Isabelle Carré. Quant au rôle de Marie Heurtin, il est interprétée par Ariana Rivoire.

Reportage : Julien Sauvadon, Jean Christophe Adde, Frédéric Gramond

https://videos.francetv.fr/video/NI_138173@Culture

Sourde-muette-aveugle de naissance, Marie Heurtin est arrivée à l’âge dix ans à l'Ecole française des sourdes-muettes-aveugles de Larnay, près de Poitiers. C’est là qu’elle a rencontré Sœur Sainte Marguerite, Fille de la Sagesse.
Mais l’apprentissage de la petite fille fut au début très difficile : Marie Heurtin était une enfant sauvage, « un monstre furieux » comme on peut le lire dans les témoignages de l’époque.
Pendant deux mois, elle entra dans des rages folles. Son cas était nouveau pour les Sœurs car Marie était sourde, muette mais aussi aveugle de naissance. Elle n’avait donc jamais pu contempler les objets, les paysages. Comment alors lui décrire le monde, en s’appuyant sur quelles références ? Sœur Marguerite trouva petit à petit le chemin et la méthode à savoir, «donner à l'enfant, par des moyens ingénieux, la notion du signe, c'est-à-dire à lui faire saisir le rapport qui existe entre le signe et l'objet, à savoir entre l'objet palpé et le signe mimique qui le représente. »

En 1910, Louis Arnould, professeur à l’université de Poitiers, fut le premier à consacrer un ouvrage à ce cas, intitulé  « Âmes en prison, l’École française des sourdes-muettes-aveugles » (voir lien), titre qui fut repris pour un film dans les années 1930.
 
Et de trois pour Isabelle Carré, Jean-Pierre Améris !

Pour son neuvième long-métrage, Jean-Pierre Améris a de nouveau fait appel à Isabelle Carré. Il avait dirigé la comédienne au cinéma dans « Les Emotifs anonymes » (2010) mais aussi dans « Maman est folle » (2007), un téléfilm primé au festival de la fiction TV de La Rochelle : Grand Pirx du Jury, Meilleur scénario et Meilleure interprétation féminine pour Isabelle Carré.