Se souvenir de Danielle Darrieux, l'amoureuse du cinéma, en dix films

Par @Culturebox
Mis à jour le 01/11/2017 à 21H15, publié le 19/10/2017 à 12H53
Danielle Darrieux et Gérard Philipe dans "Le rouge et le noir" de Claude Autant-Lara (1954).

Danielle Darrieux et Gérard Philipe dans "Le rouge et le noir" de Claude Autant-Lara (1954).

© COLLECTION CHRISTOPHEL

De ses premiers rôles, au début des années 1930 - elle n'a alors que 14 ans - à ses derniers, à la fin des années 2000, Danielle Darrieux a épousé huit décennies de films français et internationaux. Le plus souvent un cinéma d'auteur qui compte certains musts, de "La ronde" à "Huit femmes", en passant par "Le rouge et le noir" et "Les demoiselles de Rochefort". Voici dix pépites à remémorer.

1
"Mayerling" d'Anatole Litvak (1936)
 
Danielle Darrieux n'a que 19 ans en 1936 lorsqu'elle apparaît dans "Mayerling" d'Anatole Litvak mais déjà 18 films au compteur. "Mayerling" est l'évocation du drame de Mayerling : l'amour impossible, à la fin du XIXe siècle, entre l’archiduc Rodolphe d'Autriche, déjà marié, et la jeune Marie Vetsera (interprétée par Danielle Darrieux) qui finira par le suicide des deux amants. "Mayerling", c'est la consécration internationale pour Danielle Darrieux qui signera un contrat de sept ans avec les Studios Universal.

2
"Mademoiselle ma mère" d'Henri Decoin (1937)

Il s'agit de l'un des nombreux films tournés avec le réalisateur Henri Decoin, dont Danielle Darrieux est l'une des actrices fétiches et aussi l'épouse. "Mademoiselle ma mère" est une comédie sentimentale classique : jolie et frivole, Jacqueline fait tourner les têtes mais ne se "case" pas. Elle promet alors à ses parents qu'elle épousera "le premier venu"... 

3
"Retour à l'aube" Henri Decoin (1938)

Les aventures (et surtout les mésaventures) d'Anita Ammer, jeune et belle épouse, dans la province hongroise, qui découvre la vie en débarquant un jour dans la capitale... Danielle Darrieux chante ici "Dans mon coeur".

4
La Ronde de Max Ophuls (1950)

Adaptation de la pièce d'Arthur Schnitzler; c'est un film de référence dans l'oeuvre d'Ophuls : Danielle Darrieux y poursuit ici le rôle de jeunes femmes désenchantées et coquettes. Dans la série d'histoires tournant autour de rencontres amoureuses ou d'un jour, Danielle Darrieux interrpète le rôle de la femme mariée, Emma Breitkopf.

5
"L' Affaire Cicéron" de Joseph L. Mankiewicz (1951)

Danielle Darrieux est Anna Staviska une comtesse polonaise ruinée qui plonge dans une drôle d'affaire d'espionnage, l'affaire Cicéron, et dans les bras de Ulysses Diello (Cicéron), valet de chambre à l'ambassade d'Angleterre, qui n'est autre que l'immense James Mason. L'un des grands films de genre signé Mankiewicz. 

6
"Madame de... " de Max Ophuls (1953)


Encore le grand Max Ophuls, dans son avant-dernier film : Danielle Darrieux y interprète le rôle titre de la comtesse Louise de, aristocrate très coquette, mais trop dépensière et endettée... 

7
Le Rouge et le Noir de Claude Autant-Lara (1954)

Danielle Darrieux est Madame de Rénal et donne la réplique à Gérard Philipe, dans ce film culte d'Autrant-Lara, adaptation du roman de Stendhal : l'histoire de Julien Sorel, l'arriviste qui renonce à l'armée pour l'Église mais que l'amour mènera à la guillotine.

8
"Marie-Octobre" de Julien Duvivier (1959)

Danielle Darrieux est Marie-Hélène Dumoulin, dite "Marie-Octobre", ancienne estafette d'un réseau de résistants qui se dissoud à la mort de leur chef, Castille. Quinze ans après, tout le monde se retrouve. Mais derrière le dîner entre amis, c'est la chasse au traître qui a pu livrer Castille... Un grand film de Julien Duvivier, inspiré du roman éponyme de Jacques Robert.

9
"Les Demoiselles de Rochefort" Jacques Demy (1966)

Attention, encore un film culte : dans "Les demoiselles de Rochefort", comédie musicale d'il y a cinquante ans, Danielle Darrieux joue cette fois le rôle d'une mère, Yvonne Garnier, la mère des deux jumelles, Catherine Deneuse et Françoise Dorléac. Elle tient un café sur la Place Colbert où les marins se retrouvent et notamment Maxence, le jeune Jacques Perrin, qui confie à la dame au comptoir qu'il est à la recherche de son "idéale". 

10
"Huit femmes" de François Ozon (2002)

Dans "Huit femmes", petit bijou signé François Ozon qui est parvenu à réunir huit parmi les plus grandes comédiennes françaises, Daniielle Darriieu est Mamy, la belle-mère du maître de maison assassiné. Et comme toutes les autres protagonistes du film, cette femme radine et alcoolique, a ses secrets...