Rétrospective Michel Piccoli à la Cinémathèque à partir de mercredi

Par @Culturebox
Publié le 02/09/2013 à 20H05
Michel Piccoli dans "Les choses de la vie" de Claude Sautet (1970).

Michel Piccoli dans "Les choses de la vie" de Claude Sautet (1970).

© DR

La Cinémathèque française consacre une rétrospective d'un mois à Michel Piccoli, du 4 septembre au 4 octobre. Le génial comédien âgé de 87 ans est apparu dans plus de 200 films depuis 1949, dont "Le mépris" de Jean-Luc Godard, et a travaillé avec d'autres grands noms, de Bunuel à Ferreri en passant par Sautet. Une soixantaine de films est au menu de cette rétrospective.

Une forme de candeur
Piccoli est une "figure majeure du cinéma et du théâtre, un homme dont la trajectoire épouse depuis 60 ans tout le spectre du cinéma", expliquait à la presse fin juin Serge Toubiana, directeur général de la Cinémathèque.

L'acteur "garde en lui une capacité d'étonnement presque enfantine qui force l'admiration", écrit-il en exergue de la présentation de la rétrospective présentée du 4 septembre au 4 octobre autour d'une soixantaine de films.

"Cette forme d'incrédulité ou de candeur, ce questionnement enfantin est à la base de sa méthode qui n'en est pas une. Plus précisément de son métier d'acteur: disponiblité à toute épreuve, goût pour l'extravagance justement, humilité vraie qui lui permet de suivre presque aveuglément toute sorte d'aventure artistique", dit encore Serge Toubiana.
    
Du "Mépris" de Godard à "Habemus Papam" de Moretti, il a tourné avec les plus grands
C'est dans les années 1960 que Michel Piccoli s'imposera. Comme en 1963 avec "Le Mépris", de Godard, dans lequel il campe le rôle du mari scénariste de Camille/Brigitte Bardot, film devenu un des plus grands classiques du cinéma.
   
Piccoli aura aussi des relations très fortes avec plusieurs réalisateurs. Luis Bunuel, qui le fait tourner dans "La mort en ce jardin" en 1956, lui restera fidèle par la suite: "Le journal d'une femme de chambre", "Belle de Jour", "Le charme discret de la bourgeoisie", "Le fantôme de la liberté", "La Voie lactée".
Marco Ferreri lui offrira aussi des rôles marquants de "Dillinger est mort" à "La grande Bouffe" en passant par "L'audience" et "Touche pas à la femme
blanche".
   
Le nom de l'acteur est souvent relié encore à celui du réalisateur Claude Sautet pour lequel il a souvent incarné le modèle de l'homme mûr en proie à des failles ("Les choses de la vie", "Max et les ferrailleurs", "Mado", "Vincent, François Paul et les autres").
   
Il composera encore d'autres figures inoubliables chez Manuel de Oliveira, Leos Carax, Jacques Doillon, Michel Deville ou très récemment Nanni Moretti et son "Habemus papam" (2010).
L'acteur présent à la cinémathèque le 7 septembre
Michel Piccoli a également réalisé quatre films qui seront projetés à l'occasion de cet hommage.
   
L'acteur sera présent le 7 septembre pour un dialogue avec le public à l'issue de la projection du film "Une étrange affaire" de Pierre Granier-Deferre.

Le programme complet de la rétrospective, qui se tient du 4 septembre au 4 octobre 2013, est à consulter sur le site de la cinémathèque française