Le bar "Miou-Miou" devra changer de nom

Par @Culturebox
Publié le 19/04/2013 à 18H23
La comédienne Miou Miou

La comédienne Miou Miou

© URMAN LIONEL/SIPA

Ne s'appelle pas Miou Miou qui veut. Le tribunal de grande instance de Paris a interdit vendredi au bar-club le "Miou Miou", situé dans le XVIIe arrondissement de la capitale de conserver son nom, à la demande de l'actrice.

Après avoir découvert l'ouverture de l'établissement en décembre, annoncée à grand renfort de publicité notamment sur internet, Miou Miou, Sylvette Herry à l'état civil, a fait savoir par lettre recommandée qu'elle s'opposait à l'utilisation de son pseudonyme. Mais faute de réponse, le recommandé n'ayant pas été retiré, elle a saisi la justice en référé (procédure d'urgence). De son côté, la société Fernandel, qui exploite l'établissement, a dès qu'elle a eu connaissance de l'assignation, retiré le panonceau portant le nom Miou-Miou à l'entrée du bar et a renoncé à la demande d'enregistrement de la marque. 

La société a plaidé qu'elle n'a "jamais voulu nuire" à l'actrice "ni entendu tirer profit de sa notoriété". Dans la même veine, elle a demandé la modification de son profil Facebook et rendu inactifs les sites lemioumiou.fr et mioumiou.com. Selon l'avocate de la société Fernandel, Me Dorothée Bathélémy, le choix du nom n'a "pas été dicté par une volonté de se référer à l'actrice". Il s'agit selon elle d'une "maladresse". 

"Quels que soient les mobiles qui ont présidé au choix du nom du bar-club, il en résulte effectivement une confusion aux yeux du public", a tranché le juge Marc Bailly dans son ordonnance. Pour le magistrat "ce nom peut entretenir l'idée que la demanderesse est associée à l'exploitation commerciale de l'établissement", "comme le montre" un article du Figaroscope évoquant un "hommage à l'actrice". Le juge a ainsi interdit à la société "tout usage direct ou indirect, du pseudonyme Miou Miou à des fins commerciales, par tout moyen et par tout support". Elle devra en outre publier à ses frais un communiqué judiciaire dans deux organes de presse du choix de Miou Miou et lui verser un euro de dommages et intérêts, au titre du préjudice moral issu de l'usage abusif de son pseudonyme. L'actrice en demandait 20.000. Selon Me Barthélémy, le choix du nouveau nom de l'établissement n'est pas encore arrêté.