INTERVIEW. Josiane Balasko : "Mes films, c'est comme un album de photos qui rappelle des bons souvenirs"

Mis à jour le 11/02/2019 à 16H38, publié le 11/02/2019 à 16H33
Josiane Balasko sur le plateau de 20h30 le dimanche

Josiane Balasko sur le plateau de 20h30 le dimanche

© France 2 Culturebox capture d'écran

Josiane Balasko, à l'affiche du prochain film de Fabien Onteniente "All inclusive" et à celle de "Grâce à Dieu" de François Ozon, publie aux éditions Pygmalion son troisième livre, des nouvelles fantastiques sous le titre "jamaiplu". Elle s'est confiée sur sa carrière, ses amis, la politique et l'écriture avec le franc-parler qu'on lui connait.

Sur le plateau de l'émission de France 2, la comédienne découverte dans "Les Bronzés" en 1978 (alors qu'elle avait déjà une bonne quinzaine de rôles à son actif) est revenue sur sa carrière et sur quelques personnalités qui ont compté, et notamment Coluche.  Elle a aussi confié son sentiment à propos de l'état de la politique actuelle en France et de l'actualité sociale.

Josiane Balasko raconte son enfance dans un bistrot de la gare de l'Est qui appartenait à ses parents... avec la galerie de portraits des habitués. C'était comme un théâtre : "Il y avait le type qu'on appelait "tourniquet" parce qu'il avait une jambe de bois et qu'il pivotait dessus..." . "J'ai l'accent parisien mais ça se perd... le vrai accent parisien, c'était Carette, Arletty..."

Avec Clavier qui venait de Neuilly, on s'entendait bien. Les différences de milieu social, ça ne comptait pas. Au début, ils voulaient tous prendre leur carte du PC... Tout le monde a changé, le PC aussi a changé... A propos des difficultés de l'Humanité, je soutiens le journal.

Josiane Balasko à propos des débuts du Splendid


Une carrière... et des films qu'elle préfère

Après 90 films qui ont totalisé 120 millions d'entrée, la jeune femme un peu enrobée de ses débuts n'a plus à faire ses preuves. Elle a toujours gardé son franc parler... une gouaille très parisienne... Quand elle voit certains de ses films, c'est toujours au hasard de la programmation de la télévision.

"Je regarde les films quand je zappe à la télé et que je tombe sur... en général c'est  "Le père Noêl...", "Les Bronzés", ceux qui reviennent régulièrement, de temps en temps "Nuit d'ivresse", ou "gazon maudit", je les regarde, mais pas tous, comme on feuillette un album de photos qui rappelle des bons souvenirs." La comédienne confie qu'avant de démarrer dans le métier de comédienne, elle voulait être peintre mais qu'elle n'est pas douée. 

Le tableau que j'avais offert à Coluche est chez ma fille. Le fils de Michel (Colucci) l'a offert à ma fille. Donc, il y a un tableau très moche, avec une énorme signature. Parce que j'ai remarqué que plus le peintre est mauvais, plus la signature est grosse.

Josiane Balasko  


Coluche 

A propos de l'ami Coluche, les relation entre les deux n'étaient pas un long fleuve tranquille : "Coluche c'était un chef de bande. Un super chef de bande, il était généreux comme chef de bande mais moi, j'avais envie d'être pote mais je n'avais pas envie d'être dans la bande. On avait des dissensions et puis on se retrouvait, et il y avait un mot de travers et paf, ça repartait... On se fâchait pour 2-3 mois... mais on était unis quand même ! "

Je ressemblais un peu à Coluche quand j'étais petite, enfin quand j'étais jeune, jusqu'au moment où je me suis fait refaire le pif ! Et il m'a dit :"tu cherches à être belle ?" et j'ai dit "Non, je ne veux plus te ressembler." Et on était fâchés pendant 4-5 mois... ça arrivait régulièrement et puis après on se réconcilait.

Josiane Balasko

Josiane Balasko sur le plateau de "20h30 le dimanche" sur France 2

Le livre de nouvelles

"Jamaiplu", son recueil de nouvelles fantastiques vient de sortir aux éditions Pygmalion : "Je fais partie de ces jeunes des années 70 qui ont découvert (Philip K.) Dick, tous les grands auteurs de science-fiction anglo-saxons et français aussi, et ça ne m'a pas quittée, même si je suis passée au cinéma et que j'ai fait plein de choses".

Si il y a des zombies, c'est pas n'importe quels zombies... c'est des zombies qui n'aiment pas tuer, ils aiment faire des câlins... Et ils sont dégueulasses quand mêmes... ça bave... j'adore les zombies mais je n'ai jamais vu des zombies qui aimaient faire des câlins, en général, il vous bouffent !

Josiane Balasko
Conséquence, sans doute, de la passion de Josiane Balasko pour les univers fantastiques, elle est aujourd'hui fan de jeux vidéos : "J'ai un royaume à gérer, à partir de 7h du matin, je suis obligée de m'en occuper..." 
La couverture de "Jamaiplu"

La couverture de "Jamaiplu"

© Editions Pygmalion

Josiane Balasko, et la politique

La comédienne se situe toujours à gauche même si... "je ne sais plus trop où est la Gauche... je me pose la question... si vous voulez, je ne suis pas du côté du manche... je suis pour qu'il y ait une justice... C'est pour ça que, les mouvements qui se passent en ce moment, je les trouve tout à fait salutaires... Parce qu'ils font poser des questions... on est obligé d'y répondre. Même si on a un peu l'impression que ça patauge... A propos du débat national, Josiane Balasko analyse les interventions du président de la République : 

J'ai vu "Questions pour un champion", moi pour l'instant... Il est fortiche et il a de l'endurance... chapeau ! ça fait remonter dans les sondages.

Josiane Balasko  


Les Bronzés 4 ?

Et à la question que tout le monde se pose sur la suite des Bronzés... "Les Bronzés 4" on aimerait bien, mais il faut que quelqu'un écrive pour nous, parce qu'écrire pour sept personnages des rôles équivalents, c'est costaud. Je crois que c'est une question de paresse."