Décès du réalisateur espagnol Jesus Franco, le gourou des films de série B

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/04/2013 à 09H43, publié le 02/04/2013 à 18H21
Jesus Franco avait reçu un Goya d'honneur, l'Oscar du cinéma espagnol, en 2009

Jesus Franco avait reçu un Goya d'honneur, l'Oscar du cinéma espagnol, en 2009

© PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP

Le cinéaste espagnol, de renommée internationale pour sa filmographie hétéroclite, Jesus Franco, est décédé mardi à l'âge de 82 ans, a annoncé l'Académie espagnole du cinéma.

Plus connu sous le nom de Jess Franco, et d'autre pseudonymes comme Clifford Brown ou James P. Johnson, "le réalisateur prolifique, producteur, acteur, monteur et musicien est décédé mardi à Malaga, la ville dans laquelle il vivait, à l'âge de 82 ans", a indiqué l'Académie. "Créateur original, qualifié de +réalisateur culte+ et considéré comme le père des films de série B espagnols, son cinéma ne laissait pas indifférent : il a produit un genre intermédiaire entre érotisme et épouvante", a souligné la Société générale des Auteurs et Editeurs (SGAE). 
Photo de "Drácula contra Frankenstein" (1972)

Photo de "Drácula contra Frankenstein" (1972)

© ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO12
Jesus Franco a signé plus de 200 titres, en produisant parfois une dizaine par an, dont le premier était une comédie, datée de 1959 "Tenemos 18 anos" (Nous avons 18 ans). Suivirent "Diario íntimo de una ninfómana" (Journal intime d'une nymphomane) (1972), "Un silencio de tumba" (Un silence de mort) (1972) et "Killer Barbys contra Drácula" (2002). Il a travaillé avec de grands acteurs et réalisateurs, comme Javier Bardem, Nicholas Ray, Robert Siodmak et Orson Welles. 
Extrait de "Bloody Moon" (1981)

Extrait de "Bloody Moon" (1981)

© KOBAL / THE PICTURE DESK
Ses films provocants l'avaient contraint à l'exil sous la dictature franquiste. Il avait été récompensé par un Goya d'honneur, l'Oscar du cinéma espagnol, en 2009.