[DEAUVILLE] Harvey Keitel rend hommage à son tour

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 01/09/2012 à 15H16
Harvey Keitel sur le tapis rouge de Deauville

Harvey Keitel sur le tapis rouge de Deauville

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Au lendemain matin de l'hommage qui lui est rendu par le festival de Deauville, Harvey Keitel accorde un moment à la presse et aux cinéphiles, le temps d'une conférence... Il sourit, répond à toutes les questions, mêmes maladroites. L'acteur est grand, mais se fait tout petit pour parler de lui, de son métier, de ses motivations. Ses errements, ses peurs, ses choix, il les définit comme des étapes que connait tout homme ou femme dans sa vie. "On tourne tous autour de la même histoire, dit-il, même si ça peut se décliner en une multiplicité d'histoires..."

 

Harvey Keitel

Harvey Keitel

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP

 

A Deauville, la presse n'a pas l'exclusivité des stars. Les adeptes de signatures peuvent se faufiler au bord du tapis rouge, et espérer sans rêver obtenir le précieux autographe. Les conférences de presse, elles aussi, ne sont pas des territoires réservés. Une fois les journalistes entrés, on accorde les places restantes aux autres festivaliers. C'est sans doute ce qui fait, avec la personnalité de l'acteur Harvey Keitel, la simplicité du rendez-vous donné ce samedi matin. Au fil des questions, une interrogation toute simple se dégage : qu'est ce qui fait courir notre homme, quel est son moteur dans le cinéma ?

 

https://videos.francetv.fr/video/NI_132181@Culture

 

"Le premier réalisateur européen qui est venu vers moi, dit-il aussi, fut Bertrand Tavernier. J'étais un jeune acteur. J'ai vu son film "L'horloger de Saint-Paul". J'aimais la façon qu'il avait de raconter une histoire. Un mois plus tard, j'ai appris qu'il me cherchait et qu'il voulait travailler avec moi.  Il m'avait vu dans un de mes premiers films, un Scorcese sans doute. Nous nous sommes recontrés, il m'a fait rentrer dans son univers. D'autres ont fait de même par la suite : Ettore Scola, Teo Angelopoulos... Chaque fois, malgré des langues différentes, on se rendait compte qu'on était là pour la même chose : ce besoin immense, ce désir d'apprendre et de comprendre. Renoir, Jane Campion, Martin Scorsese, tous ont ce point commun : ils se consacrent inlassablement à la recherche de l'essence de l'existence."