Alain Delon se félicite de la montée du Front National

Mis à jour le 10/10/2013 à 11H51, publié le 09/10/2013 à 17H43
Alain Delon au festival de Cannes le 26 mai 2013.

Alain Delon au festival de Cannes le 26 mai 2013.

© Mustafa Yalcin / Anadolu Agency / AFP

Alain Delon "approuve" la "place très importante" prise par le Front National, dans un entretien avec le quotidien suisse "Le Matin" publié mercredi.

https://videos.francetv.fr/video/NI_139021@Culture

Interrogé par Le Matin au sujet de la poussée dimanche aux cantonales à Genève du Mouvement Citoyen Genevois (MCG, qui a obtenu 20% des voix), parti hostile aux travailleurs frontaliers, l'acteur franco-suisse Alain Delon, 77 ans, répond :

"La poussée du MCG comme celle du Front national, c’est tout à fait édifiant. Edifiant parce que les gens en ont marre qu’on leur parle comme on le fait. Ils veulent de l’action, ils veulent autre chose. Ils ont connu une France différente sous de Gaulle ou même Mitterrand. Voilà pourquoi le Front national, comme le MCG à Genève, prend une place très importante et ça, je l’approuve, je le pousse et le comprends parfaitement bien."

Quant à la capacité du FN de passer aux actes, Alain Delon l'en croit "capable s'ils arrivent à avoir derrière eux un électorat solide (...) Depuis des années, Le Pen père et sa fille se battent, mais ils se battent un peu seuls. Là, pour la première fois, ils ne sont plus seuls. Ils ont les Français avec eux".
   
"Et que cela déborde sur Genève, c'est vachement important. Là-bas aussi, il y a un ras-le-bol", ajoute-t-il.
   
Après coup, il persiste et signe
Interrogé par téléphone mercredi après-midi par Le Matin à la suite de commentaires en France sur son interview, l'acteur persiste et signe: "Je n'ai pas dérapé et je ne dérape pas", a-t-il dit.
   
"Je suis gaulliste depuis 40 ans, mais il faut vivre avec son temps. On ne peut pas être gaulliste dans un monde hollandiste", déclare l'acteur, une référence au président socialiste français François Hollande.
   
"Il faut s'adapter. Je suis gaulliste et je suis sarkozyste. Avec le FN, nous n'en serions pas là si Nicolas Sarkozy était au pouvoir. Point", conclut-il. Elu en 2007, Nicolas Sarkozy a été battu par François Hollande à l'élection présidentielle de 2012.

Le mariage homosexuel ? "Je n'en ai rien à faire"
Interrogé sur ses récents propos controversés que le mariage homosexuel, il coupe le journaliste. "La presse a dit ce qu’elle voulait. Je n’ai rien dit contre le mariage gay. J’ai dit que je m’en foutais du mariage. Je suis contre l’adoption des enfants. Point." Pourquoi? "Parce qu’un enfant doit avoir un père et une mère et doit être élevé par un père et une mère. Maintenant que les hommes et les femmes se marient entre eux, je n’en ai strictement rien à faire."