Soupçonnée d'évasion fiscale, Monica Bellucci dément

Mis à jour le 07/05/2018 à 17H09, publié le 07/05/2018 à 16H53
Monica Belluci à la 65e édition du festival du film de San Sebastian en Espagne, le 27 septembre 2017. 

Monica Belluci à la 65e édition du festival du film de San Sebastian en Espagne, le 27 septembre 2017. 

© Javi Julio / ANADOLU AGENCY

Elle dénonce, dans un communiqué, des "informations aussi malveillantes que foncièrement erronées relayées par certains médias sur ma situation fiscale". C'est un article de Médiapart qui a mis le feu aux poudres le jeudi 3 mai en avançant que l'administration fiscale française avait demandé aux autorités suisses des informations bancaires sur les avoirs de la comédienne détenus en Suisse.

"Bien que mes activités professionnelles s'exercent pour l'essentiel hors de France, j'ai choisi la résidence française. A ce titre, je paie mes impôts en France", a réagi l'ex maitresse de cérémonie du festival de Cannes 2017. "Lors du dernier contrôle de ma situation fiscale, j'ai transmis au fisc français tous les éléments d'information demandés et nécessaires pour régler ce dossier. Je suis entièrement à jour de mes obligations vis-à-vis de la France", a-t-elle ajouté."

Des "informations racoleuses pour agiter le chiffon rouge de l'évasion fiscale"? 

"Dès lors, je ne peux que déplorer la diffusion d'informations racoleuses et à ce point approximatives prenant prétexte d'une procédure purement technique pour agiter à mes dépens le chiffon rouge de l'évasion fiscale", a conclu l'actrice, âgée de 53 ans.
 
Dans un arrêt datant 16 avril et publié le 2 mai, le Tribunal fédéral suisse a donné son autorisation à l'administration suisse pour qu'elle transmette aux autorités françaises les informations bancaires sur les avoirs suisses de la comédienne. La demande française remonte à juin 2015 et concerne l'impôt sur le revenu des années 2011 et 2012 et l'impôt de solidarité sur la fortune des années 2011 à 2013 de l'actrice, précise ce document.

L'actrice italienne a-t-elle eu recours à un montage financier? 

Selon l'arrêt du Tribunal fédéral, l'administration fiscale française soupçonnait l'actrice "de résider en France, quand bien même elle déclarait une résidence fiscale britannique, et de dissimuler des revenus imposables en France par le truchement (...) d'une société établie aux Iles Vierges Britanniques, dont elle était l'ayant-droit économique et qui était titulaire d'au moins un compte bancaire en Suisse".