"Les invincibles" : bons sentiments et comédie poussive

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/09/2013 à 18H19, publié le 18/09/2013 à 17H56
Gérard Depardieu et Atmen Kélif dans "Les invincibles"

Gérard Depardieu et Atmen Kélif dans "Les invincibles"

© Roger Arpajou / 2013 - EUROPACORP – CHIC FILMS – ORANGE STUDIO – J.F. FILMS – CN2 PRODUCTION

La comédie de Frédéric Berthe s'appuie sur un duo Gérard Depardieu-Atmen Kélif confronté aux préjugés dans le milieu de la pétanque. Un champion arabe, voilà qui n'est pas du goût de tout le monde... Charge contre le racisme, le film est malheureusement trop caricatural pour convaincre.

Comédie française de Frédéric Berthe. Avec Gérard Depardieu, Virginie Efira, Atmen Kélif, Daniel Prévost, Edouard Baer, Bruno Lochet et Michel Galabru. Durée : 1h38 – Sortie le 18 septembre 2013

Synopsis : Jacky et Momo survivent grâce à quelques petites arnaques au détriment des amateurs de pétanque. La perspective d’un tournoi international, organisé par le peu scrupuleux Darcy, va réveiller les rêves de Momo, victime du racisme. Bourré de talent, va-t-il réussir à s’imposer dans un milieu gangrené par les préjugés ? Il va falloir être malin pour devenir les « Invincibles »…
Le premier plan du film - un travelling caméra au ras de la Méditerranée qui va chercher le petit village azuréen baigné de soleil – donne le ton. Nous voici donc dans un épisode inédit des Gendarmes... ? Ou mieux, Astérix chez les Pétanquistes ? Lesquels sont méchants, pour la plupart, entraînés par un affreux xénophobe (Daniel Prévost). Et leur chef suprême ne vaut pas mieux : Edouard Baer, cynique en chef, l’homme qui veut transformer la noble discipline en nouveaux jeux du cirque, s’inclinant devant les caprices d’un milliardaire arabe… qui ne ne tolère que des Gaulois dans son champ de vision. Heureusement, Virgine Effira (Falbala ?) veille au grain et va sauver le timide Atmen Kélif. Paf et re-paf, pas de bourre-pifs mais une grosse humiliation pour les méchants ! La potion magique, ici, c’est l’ingéniosité…
Edouard Baer et Daniel Prévost dans "Les invincibles" © Roger Arpajou / 2013 - EUROPACORP – CHIC FILMS – ORANGE STUDIO – J.F. FILMS – CN2 PRODUCTION
Une fois de plus, le constat s’impose : les bons sentiments ne suffisent pas à faire de bons films. On aurait aimé s’enthousiasmer pour cette histoire plutôt sympathique d’un pétanquiste arabe qui peine à s’imposer dans un univers hostile… Mais l’absence totale de subtilité de cette comédie très années 70 la plombe irrémédiablement.

Malgré la présence au générique d'une dream team Baer, Prévost, Lochet et Galabru, elle souffre d'un handicap majeur : on n’y rit pas. Le film s’étire laborieusement et les gags tombent à plat les uns après les autres.
Gérard Depardieu dans "Les invincibles" © Roger Arpajou / 2013 - EUROPACORP – CHIC FILMS – ORANGE STUDIO – J.F. FILMS – CN2 PRODUCTION
Pour ne pas rester sur une note totalement sombre : ça fait plaisir de revoir Depardieu, sans qu’il soit flanqué d’un politicien russe ou d’un dictateur tchéchène. Il reste un immense acteur, même quand il ne force pas son talent, et c’est le cas ici.