"Pehsmerga" de BHL: "Entre Erdogan et les Kurdes, je choisis mon camp, celui des Kurdes démocrates"

Par @Culturebox
Publié le 07/06/2016 à 13H12
BHL invité du Grand Soir 3

BHL invité du Grand Soir 3

Avec "Peshmerga", Bernard-Henri Lévy signe un film engagé sur le combat des Kurdes contre Daesh. Dans ce carnet de route qui suit le destin des femmes et des hommes sur le front, il a souhaité "rendre hommage à des personnages magnifiques". Un plaidoyer pour une cause où la position des Turcs n'a pas sa place. Il s'est expliqué dans le Grand Soir 3 de Patricia Loison ce lundi 6 juin.

Les reproches turcs, je m'en fiche complètement

Bernard-Henri Lévy

"Erdogan est un dicateur qui enferme ses journalistes, qui fait le jeu de Daesh en sous-main et qui profite de la situation pour massacrer quelques Kurdes au passage. Donc c'est vrai qu'entre Erdogan et les Kurdes, je choisis mon camp. Celui des Kurdes démocrates..."

Il ne mâche pas ses mots Bernard-Henri Lévy. Comme à chacun de ses engagements. Avec "Pehsmerga", qui sort ce mercredi 8 juin sur les écrans, il a donc pris fait et cause pour les Kurdes qui combattent Daesh au quotidien sur la ligne de front irakienne.

Dans ce film, présenté hors compétition lors du dernier festival de Cannes, le philosophe a suivi pendant 6 mois le quotidien d'une guerre sans relâche auprès de femmes et d'hommes qui l'ont bouleversé. "C'est à la fois une armée vaillante et disciplinée et des individus dont je suis l'histoire et le destin."

https://videos.francetv.fr/video/NI_732199@Culture


Pour BHL, comment critiquer ces combattants qui dit-il, "forment le rempart, le bouclier" entre Daesh et les Occidentaux ? "S'il n'y a pas plus d'attentats terroristes organisés par Daesh dans nos territoires, c'est à eux que nous le devons". Pour autant, il n'a pas souhaité faire un film de géopolitique. Juste "un film humain".

Pour eux la vie est précieuse


"Au contraire des kamikazes de l'Etat Islamique, les Peshmerga prennent des risques de mort mais pour eux, la vie est précieuse" souligne encore BHL. "Ce qui m'a ému dans ce long périple, c'est que j'ai rencontré des personnages magnifiques. Des héros, mais pas des grands hommes, des gens simples comme cette femme qui allaite son bébé le matin et part au combat ensuite... "

Pour le philosophe, ces Kurdes qui protègent aussi Chrétiens et Juifs incarnent "de manière exemplaire" l'Islam des Lumière qu'il recherche depuis si longtemps.