"Cœurs à modeler" : Wallace et Gromit, inusables artisans du rire

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/11/2017 à 11H30, publié le 04/11/2017 à 10H26
"Wallace et Gromit" dans "Un sacré pétrin"

"Wallace et Gromit" dans "Un sacré pétrin"

© Folimage

Après les "Inventuriers" en 2016, le distributeur Folimage poursuit sa ré-exposition des inusables aventures de Wallace et Gromit. Deux films courts sont réunis sous l'enseigne "Cœurs à modeler" : "Rasé de près" et "Un sacré pétrin" (inédit au cinéma).

La note Culturebox

5
5/5
Ces deux-là sont tellement hors du temps qu'ils n'ont pas pris une ride. Wallace, le génie incompris, inventeur de gadgets surréalistes, grand naïf devant l'éternel. Gromit, l'intello flegmatique à quatre pattes, qui passe beaucoup de temps à récupérer les catastrophiques initiatives de son maître. Ces deux amateurs de crackers aspirent à profiter d'une existence paisible, à goûter aux plaisirs simples comme la lecture du journal au coin du feu... mais, à chaque fois, les éléments se liguent pour leur compliquer l'existence... 
Dans "Rasé de près" (1995), récompensé par une trentaine de prix dont un Oscar, Wallace se lance dans le nettoyage de vitres, une activité qui l'amène à rencontrer Wendolène (dont il tombe instantanément amoureux) et à enquêter sur une troublante affaire de disparition de moutons. C'est la première apparition de Shaun, qui va s'émanciper ensuite pour vivre sa propre carrière cinématographique.

"Un sacré pétrin" (2008) est moins connu mais tout aussi savoureux. Cette fois Wallace et Gromit, devenus boulangers, font face à un mystérieux tueur. Et, une de fois plus, ce cœur d'artichaut de Wallace tombe sous le charme de Piella, égérie d'une marque de pain de mie. Abandonné par son maître aveuglé par l'amour, Gromit va devoir se débrouiller seul pour boucler une enquête périlleuse.
"Wallace et Gromit" dans "Un sacré pétrin". © Folimage
Dans les deux cas, le génie de Nick Park et du studio Aardman fonctionne à plein régime. Les décors - en particulier ceux du "Sacré pétrin" - offrent un luxe de détail exceptionnel. L'humour est partout, dans chaque plan, dans les textes et les situations. Les personnages en plasticine (cette pâte à modeler qui présence l'avantage de ne pas durcir) et l'animation traditionnelle en stop-motion sont les marques de fabrique du réalisateur et du studio. Ils donnent à ces aventures un cachet unique, aux antipodes des productions d'animations américaines lancées dans une course à l'armement permanente, où le jeune spectateur est bombardé de rebondissements, d'effets visuels et autres stimuli toutes les trente secondes.

Ces deux épisodes de "Wallace et Gromit" sont aussi une bonne façon de patienter en attendant le nouveau bébé de Nick Park, "Cro Man" dont la sortie française est prévue le 31 janvier 2018.
"Wallace et Gromit : rasé de près" © Folimage

La fiche

"Cœurs à modeler", deux courts métrages britanniques de Nick Park 

  • "Rasé de près" ("A Close Shave" - 1995 – 30 minutes) : pour arrondir ses fins de mois, Wallace s’est spécialisé dans le nettoyage de vitres. C’est en allant nettoyer celles de la boutique de laine qu’il rencontre Wendolène dont il tombe immédiatement amoureux. Mais Wendolène est accompagnée d’un chien pour le moins étrange qui pourrait bien être pour quelque chose dans toutes ces histoires de disparition de moutons à l’origine de la pénurie de laine dans la région.
  • "Un sacré pétrin" ("A Matter of Loaf And Death" – 2008 – 29 minutes) : Wallace et son chien Gromit se lancent dans la boulangerie ! Mais, après l’ouverture de leur commerce, un mystérieux tueur prend pour cible les boulangers de la ville. Les deux amis sont dans un sacré pétrin : Wallace est tombé sous le charme de Piella l’égérie des publicités pour les pains Bake-O-Lite et Gromit va devoir résoudre cette affaire tout seul.

En salles le 8 novembre 2017