Rétrospective Michael Cimino : un géant du cinéma à l'Institut Lumière de Lyon

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/02/2013 à 17H31, publié le 22/02/2013 à 08H52
Mickael Cimino lors de son passage à Lyon

Mickael Cimino lors de son passage à Lyon

© Maxppp

Quelques mois après l'inoubliable séance de "La porte du paradis" à la Halle Tony Garnier en clôture du Festival Lumière, Michael Cimino est de retour à Lyon dans le cadre d'une rétrospective intégrale de ses 7 films.

Ce cinéaste New-yorkais surdoué et mal aîmé de Hollywood depuis plus de 30 ans, a rencontré un succès modial avec son premier film "Le canardeur" interprété par Clint Eastwood. Dès 1979, il remporte l'oscar du meilleur réalisateur avec son deuxième film "Voyage au bout de l'enfer". En 1980, il sort "La porte du paradis" puis 5 ans après, "L'année du dragon", deux films mythiques.

Les sept films de ce réalisateur énigmatique sont à découvrir jusqu'au 3 mars 2013 à l'Institut Lumière à Lyon. Sept films en trente ans et presque autant de chefs d'oeuvre. Cimino fait partie de la race de géants, comme Kubrick, Scorsese ou De Palma. Des acteurs du monde entier, comme Meryl Streep, Anthony Hopkins, Mickey Rourke ou Anthony Hopkins ont tourné avec ce réalisateur exigeant et extravagant. 

Reportage de Julien Sauvadon et Olivier Denoyelle

https://videos.francetv.fr/video/NI_144079@Culture

Michael Cimino a accordé à Julien Sauvadon une longue interview que culturebox vous propose en V.O.

https://videos.francetv.fr/video/NI_144093@Culture

C'est un Michael Cimino encore très ému par l'accueil qui lui a été réservé par le public lyonnais lors de la projection de "La porte du Paradis", qui a été interviewé par Julien Sauvadon et Olivier Denoyelle. 

Interrogé sur les début de sa brillante carrière, le réalisateur revient sur ses débuts fulgurants après "Voyage au bout de l'Enfer" qui remporta 5 oscars dont celui de la meilleure réalisation en 1979. Un triomphe suivi en à peine un an d'un échec commercial, celui de "La porte du Paradis" éreinté par la critique. Une critique que Michal Cimino a très mal vécue, se sentant attaqué pour ce qu'il était  et non pour ce qu'il faisait. Une attaque personnelle qui à l'époque l'a rendu furieux.

Des thèmes sensibles

Pourtant, Michael Cimino ne s'est jamais vraiment préoccupé de la critique choisissant des thèmes sensibles comme la guerre du Vietnam ou la lutte sanglante pour le gain des terres au début de l'hsitoire des Etats-Unis.
Pour lui, la plupart des nations se sont construites dans le sang. "De tous temps des jeunes gens idéalistes ont été manipulés par de vieux bonhommes avides de pouvoirs qui les ont conduits à la mort". C'est une constante qui le révolte aujourd'hui encore.

Les acteurs, seules vraies vedettes des films

Ce sont les personnages qui l'intéressent dans la réalisation et surtout dans l'écriture. "Imaginer, visualiser des personnages et se contenter ensuite de les suivre, de voir où ils le mènent". A ce sujet, Michael Cimino se montre très critique vis à vis du culte érigé autour des réalisateurs dans l'industrie cinématographique actuelle. Les personnages et les acteurs qui les incarnent ne sont plus les seules vedettes. Quand il était enfant, "des Jonh Ford ou des Howard Hughes n'étaient que des noms au générique". Ceux que l'on venait voir c'était les John Wayne ou plus tard, les Clint Eastwood. Pour lui, le réalisateur n'est qu'un technicien parmi d'autres. "Un peu comme un plombier venu réparer une fuite : vous voulez qu'il fasse son job puis qu'il s'en aille. Un réalisateur c'est pareil : vous venez faire un travail, vous le faites le mieux possible, et ensuite vous rentrez chez vous." Et c'est l'un des plus grands réalisateurs de ces trente dernières années qui le dit.


Institut Lumière 
25, rue du 1er Film
69008 Lyon
Tél. 04 78 78 18 95