Produits dérivés des films et séries : les grands enfants restent sages à Drouot

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 19/02/2013 à 10H27, publié le 19/02/2013 à 10H16
Une figurine mécanique de Batman en vente à l'hôtel Drouot le 18 février 2013

Une figurine mécanique de Batman en vente à l'hôtel Drouot le 18 février 2013

© Olivier corsan / PHOTOPQR/LE PARISIEN

La vente lundi à Drouot de quelque 400 jouets et produits dérivés de films et de séries télévisées des années 60-80 a atteint des prix raisonnables sans être astronomiques.

Les amateurs étaient nombreux, il y avait même foule jusque dans le hall de l’hôtel Drouot, où l’on pouvait suivre la vente sur des écrans géants. Si les objets mis en vente étaient pour beaucoup des figurines, allant des héros de "Star Trek", « Star Wars », "Cosmos 1999", à "Goldorak",  ou des jouets et produits dérivés des séries japonaises "Albator", "Capitaine Flam", "Ulysse 31" et "Sankukaï", les amateurs n’étaient pas en culottes courtes, mais plutôt des quadras/quinquas aux tempes grisonnantes.

Un très rare ensemble de la première édition, en 1977, de 12 poupées originales des personnages de « Star Wars » dans leurs boîtes d'origine (Luke Skywalker, Han Solo, Princesse Leia...), était proposé avec une estimation de 200 à 700 euros pièce. On comprend qu’à ce prix là, l’argent de poche de la semaine n’y suffisait pas.

La majorité des pièces sont partis à leur prix estimés, sans crever le plafond. Ainsi une figurine de Steve Mc Queen, produit dérivé du film « La Grande Evasion » a été adjugée à 1.250 euros. Un flipper « Star Wars » est parti à 5000 euros, une figurine « Goldorak » à 900 euros…
Lot de 12 poupées Star Wars aux enchères à Drouot le 18 février 2013

Lot de 12 poupées Star Wars aux enchères à Drouot le 18 février 2013

© Édition Kenner, 1977.
Un acheteur, agent immobilier de 52 ans était venu retrouver son enfance passé avec « Star Wars », repartant avec l’affiche originale du film, des figurines et une sculpture inspirée de l’œuvre de George Lucas. Du côté des vendeurs, l’ambiance était également au satisfecit, telle une jeune femme venue avec un lot « Star Wars », issu de la collection de son père décédé, qui était un des plus importants collectionneurs de jouets dérivés du célèbre film.

"Ces héros nous ont permis de nous divertir, d'imaginer, de nous évader et surtout de nous projeter dans un monde fantasmé à une époque où la créativité et l'innovation étaient à la pointe. Tous ces objets ludiques sont des collectors aujourd'hui et reflètent la créativité de la culture populaire sur plusieurs décennies", estime le publicitaire et collectionneur Frank Tapiro, parrain de cette vente évènement, la première organisée en France sur ce thème.