"Pig", un film iranien couronné au festival du film grolandais

Mis à jour le 24/09/2018 à 08H59, publié le 24/09/2018 à 08H58
"Pig" du réalisateur iranien Mani Haghighi

"Pig" du réalisateur iranien Mani Haghighi

© Hasan Ma'juni

Philippe Decouflé, le président du jury du Festival International du Film Grolandais de Toulouse, a remis dimanche l'Amphore d'Or, la plus haute distinction de la manifestation, au réalisateur iranien Mani Haghighi pour son film Pig.

Dix longs-métrages inédits dans l'esprit "grolandais", et plus d'une dizaine de courts-métrages, ont été soumis à un jury de professionnels présidé par le chorégraphe mais aussi au vote du public. Pas moins de 120 projections de longs-métrages, courts-métrages - fiction, documentaire et "autres phénomènes" - ont été proposées lors de ce festival alternatif.

L'Amphore d'Or 2018 a distingué une oeuvre iranienne irrévérencieuse évoquant la trajectoire loufoque d'un réalisateur, blacklisté par le gouvernement, qui perd son actrice fétiche alors qu'un serial killer tue des cinéastes.
"Pig" du réalisateur iranien Mani Haghighi.
Le prix du public, l'Amphore du peuple, a été décerné au film "Les invisibles" de Louis-Julien Petit, avec Audrey Lamy et "une bande de comédiennes non-professionnelles", qui traite de la réinsertion de femmes SDF.
Le Festival a rendu un hommage particulier au président du Groland, le comédien et danseur Christophe Salengro, décédé en mars dernier.

Côté courts-métrages, le festival a remis l'Amphorette "en toute impartialité par les spectateurs et les familles des réalisateurs", précise les organisateurs, au film "Petite avarie" de Léo Hardt et Manon Alirol.
Enfin, le prix des étudiant de l'École Nationale Supérieure d'Audiovisuel de Toulouse a récompensé  "Dans la terrible jungle" de Caroline Capelle et Ombeline Ley.