Philippe Torreton "remercie" Jérôme Cahuzac

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/04/2013 à 14H41, publié le 08/04/2013 à 10H53
Philippe Torreton (2011)

Philippe Torreton (2011)

© Alexander Klein / AFP

"Merci Jérôme", lance Philippe Torréton à Jérôme Cahuzac dans une tribune publiée lundi dans Libération. "Grâce à toi, ce gouvernement va peut-être enfin mener une politique de gauche", explique le comédien à l’ex-ministre du Budget, qui a avoué détenir un compte non déclaré à l’étranger

"S’il y avait encore quelques Français persuadés que les hommes politiques méritent quand même notre confiance, comme les lave-linge Vedette, tu viens de les faire passer pour des ravis de la crèche !", ironise-t-il, se demandant comment on va pouvoir faire pour les écouter encore.
 
"Merci Jérôme", répète-t-il : "Grâce à toi, on va peut-être en venir aux choses sérieuses avec l’évasion fiscale". Il s’agit, selon Philippe Torreton, d’"une belle opportunité pour montrer que les socialistes au pouvoir ne se contentent pas de faire tout ce que la droite elle-même n’a pas osé faire".
 
Jérôme Cahuza a avoué au début du mois détenir un compte bancaire non déclaré à l’étranger, après l’avoir nié pendant quatre mois.
 
Traitant l’ancien ministre socialiste et ses "copains d’exils et de lessives", de "criminels sociaux", le comédien lui dit que "le gouvernement doit entrer en guerre contre les comme toi, contre ce cynisme qui fait que rien ne vous arrête", remarquant que "l’argent rassemble les gens de bonne compagnie, l’argent fait dîner la droite et la gauche dans de beaux appartements".
 
Appelant à la "révolution fiscale", Philippe Torreton suggère que "tout homme politique pris la main dans le sac d’une vieille dame suisse devrait être privé à vie de tout mandat électif", au moment où "les efforts demandés aux Français (…) sont considérables".
 
"Normalement, il devrait y avoir un avant et un après JC", s’amuse-t-il encore, lançant que, "grâce à toi, Cahuzac, le changement c’est maintenant".
 
Philippe Torreton avait déjà signé, en décembre dernier dans le même quotidien, une tribune violente contre l’exil fiscal de Gérard Depardieu : "Alors, Gérard, t’as les boules", qui a suscité une polémique dans les milieux artistiques.
 
L’acteur a soutenu la candidate PS Ségolène Royal pour la présidentielle de 2007 et le socialiste Bertrand Delanoë pour les municipales de 2008 à Paris. Elu conseiller de Paris dans le 9e arrondissement, il a démissionné de son mandat en novembre 2010.