"Foxtrot" en ouverture du festival de cinéma israélien de Paris : l'ambassadrice n'ira pas

Par @Culturebox
Mis à jour le 12/02/2018 à 09H09, publié le 12/02/2018 à 09H07
Un soldat israélien dans "Foxtrot", film de Samuel Maoz

Un soldat israélien dans "Foxtrot", film de Samuel Maoz

© DR

L'ambassadrice d'Israël en France ne participera pas à la soirée d'ouverture du Festival du cinéma israélien de Paris en raison de la diffusion de "Foxtrot", film "controversé", a annoncé dimanche le ministère des Affaires étrangères de l'Etat hébreu.

L'ambassade "a suggéré à la direction du festival de choisir un film qui ne suscite pas la controverse pour sa soirée d'ouverture mais à la suite de son refus (...), le ministère a décidé que l'ambassadrice ne sera pas présente à cette soirée", a-t-il affirmé dans un communiqué.
 
Le film complexe et surréel "Foxtrot" (sortie dans les salles en France le 25 avril 2018) du réalisateur israélien Samuel Maoz a obtenu l'an dernier le Lion d'argent Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise.
"Foxtrot" de Samuel Maoz, la bande-annonce

La ministre de la Culture avait critiqué le film

La ministre israélienne de la Culture Miri Regev avait alors accusé le film de prêter le flanc à une accusation de "meurtre rituel" à l'encontre de soldats israéliens.
 
Elle s'était réjouie de la non-sélection aux Oscars de "Foxtrot" en janvier, affirmant que "cette décision nous a épargné une déception amère et une représentation mensongère dans le monde de l'armée israélienne".
 
"L'ambassade d'Israël en France est fière de soutenir le festival du cinéma israélien à Paris depuis sa création il y a 18 ans et n'a pas l'habitude de se mêler du choix des films diffusés durant le festival", a néanmoins précisé le communiqué du ministère.

Deux génération traumatisées par le service militaire

Le réalisateur Samuel Maoz avait affirmé en septembre 2017 qu'il critiquait l'endroit où il vivait "parce que je me fais du souci, parce que je veux le protéger, je le fais par amour".
 
"Foxtrot" raconte une histoire de deuil avec pour toile de fond deux générations traumatisées par le service militaire et traite notamment de l'occupation israélienne des territoires palestiniens.
 
La 18e édition du Festival du cinéma israélien se déroulera du 13 au 20 mars à Paris.