Oleg Sentsov : une tribune dans "Le Monde" appelle à sauver de la mort le cinéaste ukrainien

Publié le 13/08/2018 à 11H42
Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, prisonnier politique dans une geöle de Sibérie, en 2015.

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, prisonnier politique dans une geöle de Sibérie, en 2015.

© FSIN in Yakutia/Siberian /SIPA

Un collectif de personnalités internationales du monde de la culture et du cinéma, parmi lesquelles les cinéastes Jean-Luc Godard, Ken Loach, Robert Guédiguian, Christophe Honoré et Michel Hazanavicius, réclament lundi dans une tribune au journal "Le Monde" la libération urgente du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov. Ce dernier, en grève de la faim depuis trois mois en Russie, est en danger de mort.

Oleg Sentsov est détenu en Russie depuis plus de quatre ans, au nord de la Sibérie, "dans des conditions effroyables et inhumaines" rappellent les signataires de cette tribune publiée dans "Le Monde". "Il aurait perdu près de 30kg depuis le début de sa grève de la faim il y a trois mois."

"Sa condamnation à vingt ans de réclusion par un tribunal militaire russe, au terme d'un procès qui n'a manifestement pas respecté les droits de la défense, est une violation du droit international et des normes fondamentales de la justice",  estime la tribune signée également par la ministre française de la Culture Françoise Nyssen.

"Son seul "tort" réél ne serait-il pas d'avoit manifesté sa liberté d'expression ? Son seul "crime" ne serait-il pas de pouvoir exprimer son engagement politique à travers son art ?", demandent les signataires.

"Ne pas agir, se serait laisser Oleg Sentsov mourir. Ce serait renoncer à nos valeurs et à nos principes, (...) tolérer qu'on peut être tué pour ses idées, ses opinions, ses prises de position." 

Les signataires, parmi lesquels on trouve aussi les cinéastes Toni Marshall, Bertrand Tavernier, Régis Wargnier, Frederick Wiseman, Costa Gavras, Riad Sattouf, Olivier Nakache, Cédric Klapisch et Katell Quillévéré, demandent une mobilisation internationale pour pousser le président russe Vladimir Poutine à "arrêter cette tragédie humaine et démocratique".