Mort de l'acteur François Perrot, incontournable second rôle

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Publié le 21/01/2019 à 17H17
L'acteur François Perrot dans "Les Morfalous" de Henri Verneuil.

L'acteur François Perrot dans "Les Morfalous" de Henri Verneuil.

© Cerito Films/ Carthago Films / Collection Christophel / SIPA

L'acteur François Perrot, second rôle très actif à l'affiche de 150 films et pièces de théâtre pendant près de soixante ans, est décédé dimanche. Françoit Perrot, qui a tourné avec Chabrol, Tavernier, Verneuil, Téchiné ou Gavras, est mort de vieillesse à 94 ans, à son domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), a annoncé son agent lundi.

"Selon ses dernières volontés, il n'y aura aucune cérémonie. Il a souhaité que ses cendres soient dispersées dans le Larzac où il avait de grands souvenirs d'enfance", a indiqué son agent, Catherine Davray.

Cinéma, télévision, drames et comédies

Nommé en 1990 pour le César du meilleur second rôle pour "La Vie et rien d'autre" de Bertrand Tavernier, François Perrot a tourné aussi plusieurs films sous la direction de Claude Chabrol, dont "Les Innocents aux mains sales" (1975), ou d'Henri Verneuil, dont "Les Morfalous" (1984) au côté de Jean-Paul Belmondo. Après "Coup de Torchon" en 1981, Bertrand Tavernier l'a enrôlé en 2013 pour "Quai d'Orsay", son dernier film.

Il a été également à l'affiche de comédies populaires comme "Banzaï" (1983) de Claude Zidi avec Coluche et "Pour cent briques, t'a plus rien..." (1982) d'Edouard Molinaro.

La télévision lui a offert aussi de nombreux rôles dès le début des années 60 notamment dans "Les Cinq dernières minutes", "Châteauvallon", "Les Enquêtes du commissaire Maigret" et plus récemment "Les Cordier, juge et flic".

Débuts avec Louis Jouvet

François Perrot, qui a débuté avec Louis Jouvet avant de rejoindre le TNP de Jean Vilar,  a été dirigé au théâtre par les plus grands metteurs en scène dont Georges Vitaly, Robert Hossein, Jean-Louis Barrault et Jean-Luc Moreau.
 
Très souvent, François Perrot, à l'allure distinguée, a campé des notables, des banquiers et des chefs d'entreprises. "Il était ébéniste d'art de métier, et il était toujours amusé qu'on lui confie des rôles de patrons ou de directeur de banque", a confié Catherine Davray.