Les frères Dardenne dans le rétro du festival Premiers Plans

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 24/01/2017 à 11H33, publié le 24/01/2017 à 11H30
Les frères Dardenne à Angers

Les frères Dardenne à Angers

© France 3 / Culturebox

Le Festival Premiers Plans d'Angers braque ses projecteurs sur les premiers films européens jusqu'au 29 janvier. Pour sa 29e édition, il a choisi de rendre hommage aux frères Dardenne. 16 long-métrages et documentaires des réalisateurs belges dont "Rosetta" et une exposition photo de leurs tournages rappellent l'itinéraire particulier des deux frères.

Cela fait plus de 30 ans que Jean-Pierre et Luc Dardenne se sont faits les "peintres cinématographiques" de la réalité ouvrière belge depuis leur région de Liège.
C'est là, à Seraing qu'ils ont planté très tôt leurs caméras pour réaliser leurs premiers documentaires "Le Chant du rossignol" et "Leçons d'une université volante" qui font oeuvre de mémoire et permettent de comprendre l'évolution de leur cinéma.

Reportage France 3 Pays de la Loire E. Aubron / G. Rihet / S. Boismain

https://videos.francetv.fr/video/NI_904647@Culture


Puis il y a eu le premier long-métrage "Falsch" en 1986 avec un certain Bruno Crémer.
Les deux frères n'ont pas oublié la leçon qu'ils ont reçu du comédien ce jour-là : "Nous étions en train de lui parler du plan qu'on allait faire se souvient Luc. Il a dit : est-ce que vous pouvez arrêter de me parler du plan qu'on va faire? Je suis dedans au présent dans le plan... avant, après, je m'en fous! ".

Rigoureux au travail, "déconneurs" après

Si un mot rime avec Dardenne c'est fidèlité. Fidèlité à la région industrielle de Liège; fidèlité aux techniciens et aux acteurs qu'ils ont révélés comme Jérémie Régnier ou Olivier Gourmet dans "La Promesse" en 1996: "Dans leur travail, il y a toujours une concentration, une rigueur mais en dehors de leur travail, à la fin de la journée, ce sont de vrais déconneurs, des enfants, des perturbateurs. Mais attention, il ne faut pas perturber sur leur tournage, ça ils ne l'acceptent pas."

Pour Jean-Pierre Dardenne cette familiarité qu'ils créent avec ces fidèles "permet à la parole d'être plus libre. C'est une richesse pour notre travail".
Emilie Dequenne sur le plateau de Rosetta © capture d'écran France 3 / Culturebox

Ceux qui sont devenus les cinéastes les plus récompensés au festival de Cannes : 2 Palmes d'Or avec "Rosetta" en 1999 et "L'Enfant" en 2005; plus le Grand Prix en 2011 pour "Le Gamin au vélo" et une mention spéciale du jury oecuménique pour "Deux jours une nuit" en 2014 se dévoilent un peu plus à Angers à travers l'exposition photo de Christine Plenus qui nous fait partager la vie et l'ambiance des plateaux de tournage Dardenne. 

"Leurs tournages sont très longs. Ils aiment avoir beaucoup de répétitions avec les acteurs en amont pour choisir les costumes. Tous ce petits détails renforcent les personnages, les acteurs et c'est une cohérence dans les films et dans leur cinéma".

Louis Héliot, conseiller du Centre Wallonie-Bruxelles


"Sur les plateaux des Dardenne" : exposition photos de Christine Plenus au Centre de Congrès, Espace Culturel, Grand Théâtre