« Les Classiques du cinéma bis » : le retour de la suite… 2

Par @Culturebox
Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 21/12/2013 à 20H52, publié le 17/12/2013 à 15H24
Christopher Lee dans "Le Cauchemar de Dracula" (1958) de Terence Fisher

Christopher Lee dans "Le Cauchemar de Dracula" (1958) de Terence Fisher

© Universal Pictures

Rapidement épuisé après sa parution originelle, « Les Classiques du cinéma bis » de Laurent Aknin et Lucas Balbo fait l’objet d’une seconde édition revue et augmentée chez Nouveau monde, avec une nouvelle préface et une vingtaine d'entrées inédites.

Cinéma bis kézako ? Laurent Aknin, critique, historien du cinéma et programmateur en a lui-même trouvé une définition qui colle parfaitement à ce vaste cursus : « films de genre à caractère populaire et commercial, à budget moyen ou dérisoire, et la plupart tu temps méprisés par les critiques ou les instances de légitimation. En bref, le Bis est le royaume du cinéma ‘impur’ ».

Ecrit et abondamment illustré, en collaboration avec Lucas Balbo, documentaliste en cinéma, « Les Classiques du cinéma bis » décortique plus de 500 films, de genres aussi divers qu’éclectiques : péplum, érotisme, western spaghetti, science-fiction, fantastique, comédie militaire… Les titres et les visuels sont plus délirants les uns que les autres, qu’on en juge : « Maciste contre Zorro », "Change pas de main", « La Nuit des pétrifiés », « Le Bras armé de Wang Yu contre la guillotine volante », « Billy the Kid Versus Dracula » …
"Les classiques du cinéma bis" de Laurent Aknin et Lucas Balbo

"Les classiques du cinéma bis" de Laurent Aknin et Lucas Balbo

© Nouveau monde éditions
Les films sont répertoriés par ordre chronologique et alphabétique, année après année. Chaque fiche, avec liste technique et synopsis, fourmille d’informations sur les réalisateurs et acteurs, souvent cantonnés dans ce cinéma de la marge, parfois obscures ou oubliés, mais qui a aussi ses chefs-d’œuvre, tel « La Maison du diable », ou « Le Masque du démon » , avec également des maîtres comme Mario Bava, Riccardo Freda, Sergio Corbucci,Terence Fisher ou Roger Corman.

Laurent Aknin souligne dans sa préface un vif regain d’intérêt pour ces films longtemps méprisés, ainsi que la multiplication des livraisons qui leurs sont consacrées. Mais il relève tout autant le retour de tels films sur les écrans, ou directement sur le marché de la vidéo. Raison pour laquelle il décida de publier cette nouvelle édition, où figurent désormais des titres tels « Le Dernier des templiers » ou « Amer » .

S’ajoute à l’érudition et la passion communicative de Laurent Aknin et Lucas Balbo, une bonne dose d’humour qui participe au charme à les lire et à contempler une iconographie des plus exotiques.