Le scénariste de "Marathon Man" William Goldman est mort

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Publié le 17/11/2018 à 11H42
Le scénariste américain William Goldman (2009)

Le scénariste américain William Goldman (2009)

© Will Ragozzino / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Scénariste et romancier, l’Américain William Goldman, signataire des scripts de nombreux films à succès comme "Les Hommes du président" (1976) ou "Marathon Man" (1976), est décédé vendredi, à l'âge de 87 ans, a annoncé vendredi sa famille.

Né en 1931 à Highland Park dans l'Etat de l'Illinois, William Goldman avait démarré comme romancier et publié son premier roman salué par la critique à 26 ans, "The Temple of Gold". Mais c'est en tant que scénariste qu'il connaîtra un succès mondial, à l'écriture d'une série impressionnante de productions hollywoodiennes.
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Deux Oscars
"Butch Cassidy et le Kid" (1969), avec Paul Newman et Robert Redford en vedette, sera son passeport pour la gloire, le film lui permettant de décrocher l'Oscar du meilleur scénario. Il enchaînera ensuite avec "Les Hommes du président" (1976), qui lui vaudra un second Oscar, "Marathon Man" (1976), "Un pont trop loin" (1977), "Princess Bride" (1987) et "Misery" (1990).

Lors d'un entretien à la chaîne PBS, en 2000, il expliquait avoir craint toute sa vie d'ennuyer le spectateur et utilisé systématiquement une série de "trucs" pour le divertir. "Ce que j'ai, c'est ce que j'avais quand j'ai démarré: un sens du dialogue et de l'histoire", disait-il modestement, affirmant qu'il n'avait pas les capacités pour passer à la mise en scène.
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Hollywood nid de "buzz et de mensonges"
Il expliquait qu'il n'y avait pas, pour lui, de recette pour écrire le scénario d'un film. J'aimerais bien qu'il y en ait une", plaisantait-il dans cet entretien.

William Goldman aura choisi toute sa vie de résider à New York, à l'écart de Hollywood qu'il abhorrait. "Hollywood est rempli de buzz et de mensonges", disait-il lors de l'entretien sur PBS. Il a même écrit un livre, "Adventures in the Screen Trade", dans lequel il peint un tableau au vitriol de l'industrie du cinéma.