Le "Found Footage", un cinéma aux frontières du Réel

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 01/12/2012 à 17H46
"Le Projet Blair Witch", exemple le plus connu de Found footage

"Le Projet Blair Witch", exemple le plus connu de Found footage

© DR

C'est un genre qui rencontre de plus en plus de succès auprès du public : le found footage (film trouvé) est à l'origine de quelques uns des plus beaux succès du box office ces dernières années. Le principe : réaliser un film dont tout ou partie est censé être authentique. L'un des exemples les plus connus de ce genre cinématographique est le Projet Blair Witch qui en 1999 avait fait frissonner de terreur des millions de spectateurs.

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Un budget de 45.000 euros pour un rapport de 110 millions de dollars. Le Projet Blair Witch de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez est l'un des films les plus rentables de ces 15 dernières années. La recette du succès ? Le plan marketing mis en place à la sortie du film. Sur internet, la production avait fait circuler des rumeurs suggérant que le film était un authentique documentaire et que les trois protagonistes étaient vraiment décédés. Les acteurs avaient d'ailleurs été maintenus à l'écart de la promotion afin d'entretenir le doute quant à leur réelle disparition. Une impression de réalisme encore renforcée par la manière de filmer, caméra à l'épaule, presqu'au caméscope. 

Aux frontières du réel

Depuis le succès de "Blair Witch", d'autres films ont été tournés selon le principe de Found footage, comme "Paranormal activity" qui en 2009 a rapporté 150 millions d'euros alors qu'il n'en avait couté que 12.000. Mais le premier de ces films de genre est sans doute le très controversé "Cannibal Holocaust". Le long métrage réalisé au début des années 80 par l'Italien Ruggero Deodato racontait l'histoire d'une équipe de reporters disparus dans la jungle amazonienne alors qu'ils réalisaient un documentaire sur des tribus anthropophages. Une équipe de secours dépêchée pour tenter de les retrouver découvrait alors des enregistrements montrant des scènes de massacres et de viols à la limite du supportable. Là encore, le doute avait été entretenu quant à la véracité de certaines scènes, plusieurs animaux auraient notamment été réellement tués lors du tournage. Le film avait été interdit dans plusieurs pays parmi lesquels Le Royaume-Uni et l'Australie.