Le cinéaste Paul Carpita s'est éteint à l'âge de 87 ans

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 26/10/2009 à 13H28
Le cinéaste Paul Carpita s'est éteint à l'âge de 87 ans

Le cinéaste Paul Carpita s'est éteint à l'âge de 87 ans

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Le cinéaste marseillais Paul Carpita est décédé à l'âge de 87 ans. Sa filmographie compte quatre longs métrages, des oeuvres déterminantes et unanimement reconnues. Parmi elles, "Le rendez-vous des quais", qui a été censurée pendant plus de 30 ans pour son caractère engagé.

Pour Paul Carpita, le cinéma était une passion qui n'avait d'égale que son implication dans la vie politique et sociale. Ce fils d'une poissonnière et d'un docker s'est engagé très vite, aux côtés du Parti Communiste puis les Francs Tireurs Partisans, sous l'Occupation. C'est d'ailleurs avec un groupe de résistants qu'il crée en 1945 le groupe militant Cinepax. Son objectif est clair : produire des films en 16mm sur l'actualité, en marge de la censure, films qui étaient projetés sur les places publiques. En 1955, il sort son premier long-métrage "Le rendez-vous des quais", qui relate la grève des dockers marseillais à l'arrivée des dépouilles des soldats blessés d'Indochine sur le Vieux Port. Le film est donc censuré sous prétexte qu'il représente "une menace à l'ordre public". Si aujourd'hui, le cinéaste et son film sont reconnus (certains disent même que son style peu académique annonce déjà la Nouvelle Vague), à l'époque, ce ne fut pas le cas, tant de la part du Parti Communiste que des cinéphiles de l'époque. Du coup, la carrière de Paul Carpita ne pris pas son envol. Mais tout en étant instituteur, il continua quand même à faire des films (au compte-goutte certes), et notamment des courts-métrages de fiction (Graines au vent, La récréation, Demain l'amour, Marseille sans soleil, Des lapins dans la tête). Mais sa fibre sociale ne disparut pas : en 1995, Les sables mouvants, son second long-métrage, racontait le conflit social qui éclata dans les rizières de Camargue dans les années 50 autour des travailleurs clandestins. Même sa première comédie qui vit le jour en 2002 (Marche et rêve ! Les homards de l'utopie), a pour toile de fond le licenciement de trois salariés qui cherchent à survivre en se lançant dans la pêche illégale de homards.

Aller plus loin ?
- Retrouvez un petit dossier consacré à Paul Carpita sur le site de France 3 Méditerranée