Événement : l'Arabie saoudite présentera des courts-métrages au Festival de Cannes 2018

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/04/2018 à 14H56, publié le 09/04/2018 à 14H54
Le ministre de la culture saoudien Awwad Alawwad et Françoise Nyssen

Le ministre de la culture saoudien Awwad Alawwad et Françoise Nyssen

© Lionel BONAVENTURE / AFP

C'est un véritable événement. Le royaume ultraconservateur d'Arabie saoudite va participer pour la première fois de son histoire au Festival de Cannes, en mai. Il présentera une sélection de neuf courts-métrages, a annoncé aujourd'hui à Paris le ministre saoudien de la Culture. Cette annonce intervient dans le cadre de la visite officielle à Paris du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane

"Nous sommes très heureux car nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui avec Mme la ministre pour qu'il y ait une participation officielle au Festival de Cannes, pour la première fois", a affirmé Awwad al-Awwad, après la signature de plusieurs accords avec son homologue française Françoise Nyssen. 

Courts-métrages et tables rondes

Il s'agira surtout d'une participation symbolique avec la projection de neuf courts-métrages saoudiens et l'organisation de rencontres professionnelles dans le cadre de la 71e édition du Festival de Cannes (8-19 mai). "Les délégations auront plusieurs occasions d'interagir avec les réalisateurs saoudiens, de participer à des tables rondes avec des représentants de l'industrie saoudienne et de comprendre ses ambitions", a précisé dans un communiqué l'Autorité générale de la Culture saoudienne.

Campagne de séduction

L'annonce intervient dans le cadre de la visite officielle à Paris du prince héritier saoudien  Mohammed ben Salmane, qui est en train de mener une campagne de séduction auprès des Occidentaux pour les persuader d'accompagner la modernisation du royaume.
Les autorités saoudiennes ont annoncé début mars être prêtes à délivrer des autorisations d'ouverture de salles de cinéma, trois mois après l'annonce de la levée de l'interdiction frappant ce secteur depuis 35 ans dans le royaume.

Outre la stimulation d'une industrie cinématographique locale, cette décision avait confirmé la volonté des autorités de faire du secteur du divertissement un élément de transformation sociale dans un pays régi par une version rigoriste de l'islam.