Journée mondiale James Bond, 50 ans après sa première apparition

Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 05/10/2012 à 15H07
Sean Connery et Ursula Andress dans le premier James Bond, "Doctor No", en 1962

Sean Connery et Ursula Andress dans le premier James Bond, "Doctor No", en 1962

© Photo 12 / Archives du 7e art / AFP

L’inoxydable agent secret britannique est célébré universellement vendredi, 50 ans après la sortie de "James Bond 007 contre Dr No" le 5 octobre 1962

A 0h07 locales, les notes du générique du prochain James  Bond, "Skyfall",  interprété par la diva britannique de la soul Adele et dévoilé sur internet, ont lancé à Londres cette gigantesque entreprise promotionnelle de "Journée mondiale James Bond ".

La chanson a été révélée trois semaines avant la sortie du film en salle de Sam Mendes -à partir du 26 octobre-, dernier épisode en date d'une lucrative saga qui a engrangé au box-office mondial plus de 5 milliards de dollars (3,8  milliards d'euros).

La bande-annonce de "Skyfall", le dernier James Bond

De Sam Mendès (Etats-Unis/Grande-Bretagne), avec : Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem,  Ralph Fiennes, Naomie Harris - 2h23 - Sortie : 26 octobre   Lire la critique
Une vente aux enchères et un documentaire
En attendant le film, dans lequel Daniel Craig campera pour la  troisième fois James Bond, les fans peuvent acquérir quelques-uns des objets mythiques des films, mis en vente par Christie's. En plus de quarante lots proposés en ligne depuis le 28 septembre, dix sont vendus vendredi à 20h30 dans les locaux londoniens de la célèbre maison d'enchères.


Le clou de la collection est l'Aston Martin DBS noire conduite par Daniel Craig dans la scène d'ouverture de "Quantum of Solace" (2008), lors d'une course poursuite sur les routes italiennes. La voiture est estimée entre 100.000 et 150.000 livres (entre 125.000 et 190.000 euros).

Les origines de James  Bond sont expliquées dans un documentaire qui sort vendredi. "Everything or Nothing: The Untold Story of 007" (Tout ou rien: l'histoire secrète de 007), réalisée par Stevan Riley, rend hommage à  l'écrivain britannique Ian Fleming, qui a inventé le personnage de Bond en 1953. Mais aussi aux deux producteurs qui l'ont lancé sur grand écran: Albert R. Broccoli  et Harry Saltzman.

Une nuit des musiques des 22 films de James Bond
Aux Etats-Unis, une installation est dévoilée vendredi au Musée d'Art moderne de New York (MoMa), dédiée à "Goldfinger" (1964) et destinée "à capturer la suggestivité sexuelle et l'ironie désabusée" de 007. A Los Angeles, une nuit consacrée aux musiques des 22 films de James  Bond est organisée par  l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma.

Au Canada, une exposition, "Designing 007, 50 years of James Bond Style", ouvrira à la fin du mois à Toronto après être passée par Londres l’été dernier.

Cinquante ans après son apparition sur grand écran, le plus célèbre agent du MI6 (renseignements extérieurs britanniques), macho séducteur adepte des voitures puissantes et des gadgets technologiques dernier cri, a su résister aux bouleversements historiques et culturels du monde.

James Bond au service du tourisme britannique
James Bond est vu au Royaume-Uni comme un joyau du patrimoine national: en témoigne son rôle aux côtés de la reine lors de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques. "Bonsoir, M. Bond" ("Good evening Mr. Bond"), lui lance Elizabeth II avant de l'accompagner pour un parachutage fictif sur le stade olympique, qui a fait forte impression.

L'agence du tourisme britannique a d'ailleurs lancé une campagne en utilisant le slogan "Bond is GREAT Britain", entrecoupant les vues de paysages emblématiques du pays avec des passages des films.