Financement du cinéma : Filippetti défend le système français

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/01/2013 à 17H08, publié le 05/01/2013 à 15H30
La ministre de la Culture Aurélie Filippetti à Cannes (21 mai 2012)

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti à Cannes (21 mai 2012)

© Valery Hache / AFP

"Les films à gros budget sont financés par les chaînes de télévision", déclare samedi dans Le Monde la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, alors que la polémique fait rage sur le thème "les acteurs gagnent trop". Elle défend le mode de financement du cinéma français, "un système vertueux" qui, selon elle, "permet de soutenir les films de la diversité"

"Ce n'est pas l'argent public qui sert à financer" les gros cachets, déclare la ministre. "Le système de régulation permet au contraire de soutenir prioritairement les films de la diversité", explique Aurélie Filippetti.
 
Les aides du CNC sont "marginales" pour les gros cachets
"D'ailleurs ces cachets supérieurs à un million d'euros concernent dix films par an", poursuit-elle. "Ce sont des films à gros budget pour lesquels les aides du CNC (Centre  national du cinéma) sont marginales car dégressives et qui sont financés par des chaînes de télévision", déclare la ministre.
 
"C'est à cet endroit-là qu'il peut y avoir des difficultés : les chaînes de télévision privées concentrent de plus en plus leurs investissements sur des films à plus de 7 millions d'euros de budget", déplore-t-elle.

Aurélie Filippetti veut maintenir le système, qu'elle juge vertueux
Regrettant qu'il n'y ait pas plus de "diversité sur les chaînes privées", Aurélie Filippetti "constate que les chaînes publiques ainsi que Canal+ sont, elles, plus audacieuses dans le financement de films d'auteurs".
 
Interrogée sur le mode de financement du cinéma français, elle juge que "c'est un mécanisme fin, juste, vertueux qui génère plus d'argent qu'il n'en prélève sur la filière". "Je veux maintenir cette logique", dit-elle.
 
Une polémique sur les salaires de certains acteurs français agite le monde du cinéma depuis une semaine, suite à la publication dans Le Monde du 28 décembre d'un texte d'un producteur, Vincent Maraval, dénonçant des excès.

Vendredi, le président du CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée), Eric Garandeau, avait également réagi pour défendre le système français, estimant qu'il permettait "l'émergence de nouveaux talents".