Festival des cultures et cinémas d'Amérique Latine à Biarritz, un autre regard sur le 7ème art

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 30/09/2009 à 16H04
Festival des cultures et cinémas d'Amérique Latine à Biarritz, un autre regard sur le 7ème art

Festival des cultures et cinémas d'Amérique Latine à Biarritz, un autre regard sur le 7ème art

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Du 28 septembre au 4 octobre, Biarritz accueille le 18ème Festival des cultures et cinémas d'Amérique Latine. Pendant une semaine, c'est l'occasion pour le public de découvrir le cinéma latino américain à travers des courts et des longs métrages mais aussi des expositions, des débats, des concerts. Cette année, 10 films sont en compétition pou remporter l'Abrazo d'Or.

"La cita" (le rendez-vous en espagnol). Durant treize ans, ce fut le nom du festival. Et puis en 2005, quand Marc Bonduel est arrivé à la tête de cet évènement, il l'a rebaptisé "Festival de Biarritz" pour faire ressortir le nom de la ville et rappeler aussi que de nombreux basques ont émigré en Amérique Latine. Les échanges vont d'ailleurs s'intensifier puisque à partir de cette année, des partenariats vont s'établir avec tous les grands festivals de cinéma là-bas. Chaque année, un nouveau pays participera à cet échange. Pour le cru 2009, honneur à Cuba, cinquantième anniversaire de la Révolution oblige. A ceux qui redoutent un festival trop axé sur la politique, on peut les rassurer en rappelant que de nouveaux cinéastes sont en train d'émerger, avec des préoccupations différentes. Dans les années 60, le cinéma latino-américain était révolutionnaire, voire anti-impérialiste. Le cinéma d'auteur, parfois expérimental, y avait sa place. Mais avec le règne de plusieurs dictatures sanglantes, il disparut dans les années 80. Depuis quelques années, de nouveaux talents sont apparus, moins vindicatifs, moins unis aussi autour d'une même cause mais reflétant la diversité de la société latino-américaine. Sans disparaître, les thèmes politiques et militants cèdent la place à des sujets plus diversifiés, plus axés sur l'individu, la société et les relations humaines. Les réalisateurs sont d'ailleurs régulièrement présents dans les sélections officielles. C'était le cas à Cannes en 2009 avec les films de Lucrecia Martel (La femme sans tête) et de Pablo Trapero (Leonera). En 2007, Lumière silencieuse de Carlos Reygadas avait quant à lui obtenu le Prix spécial du Jury.

Si le cinéma latino-américain vous intéresse, rendez-vous aux Rencontres Cinémas d'Amérique Latine de Toulouse. La 22e édition de ce festival aura lieu du 19 au 28 mars 2010.