Festival américain de Deauville : Jim Morrison, Orson Welles et compagnie

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 07/09/2009 à 09H19
Festival américain de Deauville : Jim Morrison, Orson Welles et compagnie

Festival américain de Deauville : Jim Morrison, Orson Welles et compagnie

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La 35ème édition du Festival du cinéma américain s'est ouverte à Deauville le vendredi 4 septembre 2009, elle durera jusqu'au 13 septembre, avec à l'affiche quelques stars hollywoodiennes comme Harrison Ford, Meryl Streep et Andy Garcia.  

Orson WellesJim Morrison et le Cinéma hollywoodien, Deauville s'offre une trilogie quasi-parfaite des mythes américains. Un réalisateur visionnaire et fantasque, une rock star démoniaque et charismatique, une industrie expansionniste et conquérante, il ne manque plus qu'un Président assassiné. Orson Welles, c'est une quinzaine de "films achevés" parmi lesquels le monumental "Citizen Kane", mais il est surtout l'un des auteurs qui a le plus influencé le cinéma américain, et en particulier Stanley Kubrick, autant par ses écrits que par ses réalisations.
Le poète maudit qui gît au Père Lachaise a, quant à lui, inspiré Oliver Stone, au point que le réalisateur consacre au chanteur des Doors, un film qui sanctuarise la Légende Morrison. Mais c'est surtout Francis Ford Coppola qui voue une véritable passion à la poésie musicale du natif de Floride. A l'origine, son film "Apocalypse Now" ne devait comporter que des musiques des Doors. A l'arrivée, il ne reste sur la bande-son qu'un seul morceau "The End" mais à part la Chevauchée d'hélicoptères piquée chez Wagner, rien ne donne plus l'ambiance poisseuse de cette jungle cambodgienne que cette transe de début et de fin qui accompagne la remontée aux sources du Mal.
Il est étonnant de noter au passage que l'adaptation du roman "Au coeur des ténèbres" de Joseph Conrad, avait d'abord été entreprise par Orson Welles avant que Francis Ford Coppola ne l'accapare pour faire son film.  On ne compte plus les musiques des Doors qui ont alimenté la machine à rêves hollywoodienne. L'histoire a en revanche oublié ce western énigmatique des années 70 "HWY, an american pastoral" dans lequel Jim Morrison semblait jouer avec son propre mythe.