Timothée Chalamet fait don à trois associations de la totalité du salaire qu'il a touché pour le dernier Woody Allen

Mis à jour le 18/01/2018 à 08H40, publié le 17/01/2018 à 14H18
Timothée Chalamet, 13 janvier 2018

Timothée Chalamet, 13 janvier 2018

© Matt Winkelmeyer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L'acteur franco-américain Timothée Chalamet "regrette" d'avoir joué dans le dernier film de Woody Allen, et annonce qu'il donnera ses revenus pour ce film à trois organisations contre le harcèlement sexuel.

Dans un message posté sur son compte Instagram, la vedette du film de Luca Guadagnino "Call me by your name" et de "Lady Bird" de Greta Gerwig --qui vient de remporter le Golden Globe de la meilleure comédie-- a indiqué avoir récemment "appris qu'un bon rôle n'est pas le seul critère pour accepter un boulot".

"C'est devenu beaucoup plus clair pour moi ces derniers mois, après avoir assisté à la naissance d'un mouvement puissant qui veut mettre fin à l'injustice, à l'inégalité et par-dessus tout, au silence", a-t-il écrit en référence au mouvement anti-harcèlement #Metoo, né dans la foulée des révélations sur le producteur de cinéma Harvey Weinstein.

Le jeune acteur de 22 ans a précisé "ne pas pouvoir", pour "des raisons contractuelles", parler "directement" de sa décision de travailler l'été dernier sur le film de Woody Allen "A rainy day in New York", qui doit sortir cette année.

Mais "je ne veux pas tirer profit de mon travail sur ce film", a-t-il souligné, "et pour cela je vais faire don de la totalité de mon salaire à trois associations" d'aide aux victimes de harcèlement sexuel, dont la jeune "Time's Up", créée début janvier par un collectif de plus de 300 femmes de Hollywood. Cette décision de la nouvelle coqueluche du cinéma américain devrait contribuer à remettre Woody Allen, jusqu'ici relativement épargné par le mouvement #Metoo, sur la sellette.

Woody Allen à nouveau dans le collimateur ?

Le célèbre réalisateur new-yorkais, qui continue à 82 ans à sortir régulièrement des films, a été accusé en 1992 par sa fille adoptive Dylan Farrow de l'avoir agressée sexuellement quand elle avait sept ans, accusations que le réalisateur de "Manhattan" ou tout récemment de "Wonder Wheel" a toujours démenties et pour lesquelles il n'a jamais été poursuivi.

La chaîne CBS a annoncé qu'elle diffuserait jeudi un entretien avec Dylan Farrow dans lequel elle reprend ces accusations. D'autres acteurs et actrices ont pris leurs distances avec Woody Allen ces derniers temps, comme Jessica Chastain, Susan Sarandon, Rebecca Hall ou Greta Gerwig.