"The train of salt and sugar" de Licinio Azevedo primé au Festival du cinéma de Carthage

Par @Culturebox
Mis à jour le 12/11/2017 à 13H06, publié le 12/11/2017 à 13H05
Le réalisateur brésilien Licinio Azevedo (au milieu de ses acteurs) récompensé au festival du cinéma de Carthage en Tunisie, novembre 2017

Le réalisateur brésilien Licinio Azevedo (au milieu de ses acteurs) récompensé au festival du cinéma de Carthage en Tunisie, novembre 2017

© Anis MILI / AFP

L'épopée d'un train à travers le Mozambique en pleine guerre civile "The train of salt and sugar" a remporté le Tanit d'or, récompense suprême des Journées cinématographiques du Carthage dont la 28e édition s'est achevée samedi soir à Tunis.

Ce festival très populaire, un des événements culturels phares en Tunisie, est dédié aux films arabes et africains.

Le long-métrage du réalisateur brésilien Licinio Azevedo qui réside au Mozambique, suit à la façon d'un western le périlleux trajet d'un convoi parti échanger du sel contre du sucre en traversant des zones rebelles, en 1989, alors que le pays est déchiré par la guerre.
The Train of Salt and Sugar
Le Tanit d'argent a été décerné à un film d'Afrique du Sud, "Les initiés" du réalisateur John Trengove, qui a fait polémique dans ce pays car il évoque des amours entre hommes et détaille un rituel ancestral d'initiation. Le Tanit de bronze est revenu au film marocain "Volubilis" du réalisateur Faouzi Bensaidi, une chronique sociale critiquant le libéralisme forcené.

Parmi les documentaires, outre "Ghost Hunting" du Palestinien Raed Andoni, le jury a notamment primé avec un Tanit de bronze "Au-delà de l'ombre", un film cru et intimiste sur la communauté LGBT en Tunisie, où l'homosexualité est un crime. La réalisatrice Nada Mezni Hafayedh, s'était dite vendredi surprise de l'accueil enthousiaste du public lors de sa diffusion en Tunisie dans le cadre de ces Journées cinématographiques. "Jamais je n'avais imaginé que mon film serait en sélection et que les Tunisiens pourraient le voir parce que malheureusement en Tunisie être homosexuel c'est une abomination, c'est être criminalisé", avait-elle déclaré à l'AFP.