Rupert Everett à Berlin avec "The Happy Prince", sur les derniers jours d'Oscar Wilde

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/02/2018 à 14H06, publié le 23/02/2018 à 14H03
Rupert Everett à la Berlinale, 17 février 2018

Rupert Everett à la Berlinale, 17 février 2018

© Clemens Niehaus / Geisler-Fotopress / DPA / AFP

Pour ses débuts derrière la caméra, l'acteur Rupert Everett, dont "The Happy Prince" a été présenté lors d'une séance spéciale à la Berlinale, s'est saisi d'une histoire qui résonne avec sa vie, celle des derniers jours d'Oscar Wilde.

Pour Rupert Everett, pionner du cinéma gay, très populaire dans les années 1990, se pencher sur la vie d'Oscar Wilde était tout à fait évident.
 
L'acteur de 58 ans ("Le mariage de mon meilleur ami", avec Julia Roberts) a déjà tourné dans deux films sur Wilde et participé à plusieurs pièces de théâtre sur l'écrivain irlandais, avant de se lancer dans la réalisation de "The Happy Prince", avec Colin Firth et Emily Watson.
 
Dans le film, présenté lors d'une séance spéciale à la Berlinale, il se penche sur l'exil en France et en Italie de Wilde, après une condamnation en 1895 pour indécence liée à son homosexualité. Il avait alors passé deux ans de prison à Reading, dans le sud-est de l'Angleterre.

Une page moins connue de la vie d'Oscar Wilde

Rupert Everett tient le rôle principal dans le film qu'il a également produit. "Il y a de nombreux parallèles entre être un acteur homosexuel et être rejeté ou pas totalement accepté dans un milieu fermé. Je pense que c'est très clairement une des choses qui m'a poussé à essayer de raconter cette histoire", a expliqué le Britannique à Berlin.
 
Pour Everett, c'est le scandale touchant Oscar Wilde qui constitue le point de départ du mouvement de lutte pour le droit des homosexuels.
 
Mais pourquoi faire un nouveau film sur ce personnage, surtout après le biopic réalisé en 1997 par Stephen Fry ? Pour montrer cette page moins connue de sa vie et son côté autodestructeur, répond Everett.
 
Longtemps jugé risqué, le projet a été monté grâce à des fonds provenant de Belgique, d'Allemagne et d'Italie. Après une telle expérience, Everett se dit prêt à recommencer derrière la caméra, sans évoquer de projets précis.

Idris Elba aussi fait un premier film sur un sujet qui lui parle

Autre acteur derrière la caméra, également à Berlin où son premier film "Yardie" était présenté dans la section "Panorama", Idris Elba raconte une histoire dont il se sent proche.
 
"Je n'ai pas été un gangster", prévient d'entrée Idris Elba, "mais je comprends les tentations qu'il y a pour un immigré dans un endroit comme Londres dans les années 1980. C'est très facile de choisir une voie ou une autre", a expliqué l'acteur des séries "The Wire" et "Luther".
 
"Yardie" suit le parcours de "D.", un jeune Jamaïcain, petite main d'un dealer depuis la mort de son frère. Il part à Londres pour poursuivre les affaires de son patron et y retrouve la mère de sa fille. Entre une vie rangée, le crime et ses anciens démons, il va devoir choisir.
 
"Son histoire n'est pas tellement différente de celle des jeunes noirs en Grande-Bretagne, qu'ils viennent des Antilles ou d'Afrique", a souligné l'acteur britannique, originaire d'Afrique de l'Ouest et dont le nom revient régulièrement pour incarner le premier James Bond noir.