Printemps du Cinéma 2014 : ça commence dimanche

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/03/2014 à 16H16, publié le 12/03/2014 à 16H04
Notre fauteuil nous attend au cinéma... et "crée l'événement" pour le Printemps 2014 du cinéma, selon le teaser de la manifestation

Notre fauteuil nous attend au cinéma... et "crée l'événement" pour le Printemps 2014 du cinéma, selon le teaser de la manifestation

© Capture image bande-annonce officielle

L'opération Printemps du cinéma porte bien son nom cette année. Alors que l'an dernier, les salles obscures faisaient grise mine face à une fréquentation en panne, le début d'année 2014 explose les compteurs.

Toutefois, ironie du sort, c'est peut-être le beau temps, ennemi juré des exploitants de cinéma, qui pourrait empêcher l'événement de battre le record de 2013, établi à 2,6 millions d'entrées. Du dimanche 16 au mardi 18 mars inclus, les spectateurs peuvent bénéficier d'un tarif réduit à 3,50 euros pour n'importe quelle séance.
Teaser officiel du Printemps du cinéma 2014
Un record de fréquentation des salles la semaine dernière
"Beaucoup de salles ont battu leur record de fréquentation historique la semaine dernière" (ndlr; du 26 février au 4 mars)", a déclaré cette semaine à l'AFP le président de la Fédération française des cinémas français (FNCF), Richard Patry. Un effet d'entraînement est donc espéré pour le Printemps du cinéma après le bond de 23% des entrées en janvier (contre un repli de 10,6% en janvier 2013) et de 20% en février contre -21% précédemment.

La raison ? Des films français qui cartonnent à commencer "par la locomotive 'Supercondriaque' de Dany Boon, suivie d'autres wagons à succès comme 'Les Trois frères le retour', 'Yves Saint Laurent', 'Minuscule' ou encore 'La Belle et la Bête'", relève le patron des exploitants. Le cinéma populaire "est en pleine forme" grâce notamment à "une reconquête du public en province".
"Yves Saint Laurent" : la bande-annonce
En région, le dernier opus de Dany Boon fait ainsi 8,5 fois plus d'entrées qu'à Paris, "un niveau jamais vu !", selon le président de la FNCF qui parle de "très belle embellie du cinéma français".
Mais surtout, l'opération 4 euros pour les moins de 14 ans mise en place en début d'année pour compenser la baisse de TVA sur les billets d'entrée a permis de "doubler la fréquentation des moins de 14 ans", souligne encore Richard Patry. "Bien sûr, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais moi qui suis dans mes salles, à l'accueil, on voit que les familles reviennent parce que ce n'est pas cher."

Les "films populaires familiaux" ont le vent en poupe
Donc ce qui marche, "ce sont les films populaires familiaux", résume-t-il pour expliquer a contrario le démarrage pas à la hauteur de ce qu'il espérait de "Diplomatie" de Volker Schlöndorff "parce que sa cible n'est pas la famille, alors que c'est un film d'une rare qualité".
"Diplomatie" : la bande-annonce
Même en période euphorique, l'opération "Printemps du cinéma" est nécessaire selon lui, car "la fréquentation des salles est un train qui avance. Il faut toujours entraîner le mouvement. Si cela s'arrête, on a un mal de chien à le faire redémarrer et c'est d'ailleurs ce qu'on a vécu en 2013".

Un vaste choix de films pour l'édition 2014
Pour ce 15e Printemps du cinéma, les spectateurs auront un vaste choix, y compris de tenter l'aventure d'un film "où on connait personne", déclare à l'AFP l'actrice Emmanuelle Devos, une des ambassadrices du Printemps du cinéma cette année, en citant le film britannique "How I live know". "Il faut en profiter pour voir des films qu'on n'a pas l'habitude de voir en premier", assure la comédienne à l'affiche de "Arrête ou je continue" de Sophie Fillières. Franck Dubosc et Kev Adams, Manu Payet, Catherine Frot ou Audrey Fleuriot sont également des ambasssadeurs de l'opération cette année.

https://videos.francetv.fr/video/NI_146319@Culture

Le record de fréquentation de 2013 sera-t-il battu, malgré le soleil ? "Paradoxalement, le week-end dernier, premier week-end de barbecue, n'a pas été si catastrophique que cela", note Richard Patry, tout en reconnaissant que "forcément, la folie s'est un peu arrêtée dans les salles".