Lumière 2016 : "Un éléphant ça trompe énormément", 40 ans d'une comédie culte

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 12/10/2016 à 17H31, publié le 12/10/2016 à 17H04
Guy Bedos et Jean-Loup Dabadie au festival Lumière 2016

Guy Bedos et Jean-Loup Dabadie au festival Lumière 2016

© France 3 / Culturebox

Le Festival Lumière 2016 a décidé de rendre hommage à Jean-Loup Dabadie. Parmi les scénarios qui ont fait sa gloire, "Un éléphant ça trompe énormément" figure en bonne place. Le film d'Yves Robert est devenu une comédie culte dont Guy Bedos et Jean-Loup Dabadie ont soufflé les 40 bougies à Lyon.

Quand ils descendent les marches qui conduisent à la scène, Jean-Loup Dabadie a le sourire, Guy Bedos semble très ému, au bord des larmes. Il faut dire que le public ne compte pas ses applaudissements pour fêter les 40 ans d'"Un éléphant ça trompe énormément".

Comédie emblématique des années 70, le film d'Yves Robert écrit par Jean-Loup Dabadie qui raconte les démêlés sentimentaux d'un groupe de quadra, est devenu culte et sa projection en version restaurée fait remonter une foule de souvenirs chez les spectateurs présents. "La scène de la partie de tennis (entre Victor Lannoux, Jean Rochefort, Claude Brasseur et Guy Bedos) c'était très drôle quand la mère (Marthe Villalonga) arrive, se souvient une dame dans l'assistance". 

Une fois dans un vestiaire de tennis, en culottes courtes, (ces quadras) ce sont des enfants dans une cour d'école. Ça commence à chambrer à se raconter des histoires... et les femmes se disent : ça lui fait du bien il va jouer au tennis. C'est ce qui engendrait toutes leurs mésaventures !

Jean-Loup Dabadie

Reportage : France 3 Grand Lyon : J. Sauvadon / P. Satis / S. Goldstein  / D. Dumas

https://videos.francetv.fr/video/NI_826223@Culture


"Un éléphant ça trompe énormément" a souvent été considéré comme le pendant comique de "Vincent, François, Paul et les autres" de Claude Sautet. Il faut dire que l'on retrouve la signature de Jean-Loup Dabadie dans les deux films. Celui d'Yves Robert a valu à Claude Brasseur le César du meilleur acteur dans un second rôle.

"Quarante ans après, l'amitié perdure (entre les 4 protagonistes)... mais on ne se voit pas assez, constate tristement Guy Bedos. Mais ça c'est Paris. On ne se voit pas assez. On mériterait de se voir plus souvent"

La Fiche de "Un éléphant ça trompe énormément"

Ils sont quatre inséparables, amis « à la vie à la mort » : Étienne (Jean Rochefort), solennel fonctionnaire, homme marié et fidèle ; Bouly (Victor Lanoux), dragueur invétéré et désespéré lorsque sa femme le quitte ; Simon (Guy Bedos), le médecin le plus pessimiste de Paris, harcelé par sa mère possessive (Marthe Villalonga) et Daniel (Claude Brasseur), un homme débonnaire qui cache son secret. Un jour, Étienne croise le chemin d’une belle et mystérieuse femme en rouge (Anny Duperey), dont il tombe éperdument amoureux.