Les Prix Henri Langlois rendent hommage à Robert Hossein

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Publié le 04/02/2014 à 15H40
Robert Hossein

Robert Hossein

© BENAROCH/SIPA

Rendez-vous annuel du cinéma français depuis 2006, avant la grand-messe des César du 26 février, les Prix Henri Langlois ont été décernés lundi soir sous les dorures de la salle des fêtes de la mairie de Vincennes, avec plusieurs hommages aux artistes et techniciens de la profession, dont Robert Hossein qui est passé d'une longue carrière au cinéma, au théâtre et autres spectacles scéniques.

Chaque année, Les Prix Henri Langlois récompensent comédiens, réalisateurs et techniciens du cinéma français, ainsi que des instances internationales engagées dans la conservation du patrimoine cinématographique. Cette 9e édition, inscrite en clôture des Rencontres internationales du cinéma de patrimoine, revêtait un caractère particulier en ce centenaire de la naissance d’Henri Langlois, fondateur avec Georges Franju de la Cinémathèque française - la première au monde en 1935 - auquel sera consacrée une exposition dans ce temple de la cinéphilie, à partir du 9 avril.
Henri Langlois et la Cinémathèque

Les 9e Prix Henri Langlois se sont ouvert avec un Prix d’honneur remis à Robert Hossein, comédien, réalisateur, metteur en scène, toujours à l’œuvre à 86 ans. Nombre de participants montant sur scène évoqueront leur travail avec le cinéaste, comme s’il planait sur toute la cérémonie. Lors de la remise de ce prix par le réalisateur Yves Boisset, Robert Hossein a confié avec tout son lyrisme « rêver réaliser un film sur toutes les religions pour tenter de sauver la planète. » Son allocution devait se terminer par cette maxime : « Le génie c’est travailler 18h00 par jour et la talent, c’est d’en trouver aux autres ».

"Le vampire de Düsseldorf" de Robert Hossein : montage sur la musique d'André Hossein

Autre Prix d’Honneur remis pour l’ensemble de sa carrière, à la craquante Anna Karina, égérie de la Nouvelle Vague, remis par le réalisateur Jean-François Davy, avec lequel elle tourna au côté de la regrettée Barnadette Lafont. Evoquant Henri Langlois, la comédienne, qui fréquenta le père de la Cinémathèque avec François Truffaut et Jean-Luc Godard, ou Claude Chabrol, a déclaré voir en lui « un père et un maître merveilleux ».

"Une femme est une femme" de Jean-luc Godard avec Anna Karina : extrait

Moment d’émotion quand la veuve de Georges Lautner est montée sur scène pour remettre le Prix du Réalisateur à Olivier Marchal, également comédien, qui, en tant qu’acteur défendait en compétition « Le P’tit gars de Ménilmontant » d’Alain Minier qui a remporté le Prix des Etudiants.

Un P’tit gars de Ménilmontant : la bande-annonce

Le prix du documentaire est revenu à Pascal Plisson pour « Sur le chemin de l’école ». Absent, étant invité à un autre festival à Tahiti, son producteur à reçu le trophée, déclarant que si l’on « se demande souvent quelle Terre allons-nous laisser à nos enfants, nous devrions nous demander quels enfants allons-nous laisser à notre Terre ? » Bien vu, bien dit.

"Sur le chemin de l'école" : la bande-annonce

Parmi la vingtaine de Prix décernés, citons Jean-Claude Carrière, scénariste, entre-autres, de Luis Bunuel, Louis Malle ou Jacques Tati ; Alexandre Arcady qui travaille encore à la postproduction de son nouveau film « 24 jours », adapté du livre de Ruth Halmi sur l’assassinat de son fils par le « gang des barbares » en 2006 ; Eric Serra, compositeur attitré de Luc Besson et de deux James Bond. Dernier grand moment, le Prix remis au cascadeur Rémy Julienne, créateur des plus grandes cascades du cinéma, mentor de toute une profession, qui a travaillé avec les plus grands en France (Henri Verneuil, Georges Lautner, Gérard Oury… ) et à l’international sur la série des James Bond, mais aussi pour les parc Disney.

Une cascade de Rémy Julienne dans "Dangereusement vôtre"

Tout le palmarès sur http://prixhenrilanglois.wordpress.com/