Le "Printemps du cinéma" a connu un "bon démarrage"

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/03/2013 à 15H34, publié le 12/03/2013 à 16H03
File d'attente nocturne devant un célèbre cinéma des Champs-Elysées, à Paris... (15/03/2012)

File d'attente nocturne devant un célèbre cinéma des Champs-Elysées, à Paris... (15/03/2012)

© Lionel Urman / Sipa

La 14e édition du Printemps du cinéma a enregistré dimanche, pour son premier jour, 1,38 million d'entrées dans les salles obscures, en hausse de 6% par rapport à l'an dernier, a annoncé lundi la Fédération nationale des cinémas.

Pour expliquer ce "bon démarrage", la fédération estime que "ces nombreux spectateurs ont été séduits par une offre de films riche et diversifiée", dans un communiqué.

Depuis dimanche 17 mars, jusqu'à mardi, la séance est à 3,50 euros pour tous, sans distinction d'âge.

Après un début d'année morose, marqué par deux mois consécutifs de baisse de fréquentation, les salles de cinéma espèrent se refaire une santé avec le Printemps du Cinéma. En février, la fréquentation a même chuté de 21% par rapport au même mois de 2012. Les conditions très hivernales semblent bien avoir encouragé les cinéphiles à se réchauffer dans les salles obscures.

Dimanche, au premier jour de l'opération, la météo aidant, les spectateurs étaient apparement au rendez-vous. Illustration à Clermont-Ferrand.
Reportage : Christian Lamorelle, Kamel Tir, Benoît Courtine

https://videos.francetv.fr/video/NI_144599@Culture

Les cinéastes Valérie Donzelli et Danièle Thompson, les acteurs Elsa Zylberstein, Tomer Sisley, Patrick Timsit, Guillaume Gallienne et Hippolyte Girardot sont les ambassadeurs de cette 14e édition, du 17 au 19 mars, à l'initiative de la Fédération nationale des cinémas, qui regroupe les exploitants. Depuis sa création, le "Printemps" attire chaque année 2,5 millions de spectateurs en moyenne.

Des films français ont déçu, espoirs sur les nouvelles sorties
Après une production cinématographique en léger retrait ces dernières semaines, plusieurs films français et étrangers pourraient attirer de nombreux spectateurs dont "20 ans d'écart" avec Pierre Niney et Virginie Efira, "Au bout du conte " par et avec le duo Agnès Jaoui / Jean-Pierre Bacri, "Le Monde fantastique d'Oz" de Sam Raimi et "Cloud Atlas" avec Tom Hanks et Hallle Berry.

Sur les 12 derniers mois écoulés, les entrées dans les salles sont estimées à 198,85 millions, soit une diminution de 7,3% par rapport aux 12 mois précédents. "A partir du mois de septembre, l'offre s'est raréfiée avec, il faut bien le dire, des films français qui ont déçu. Il est bien trop tôt pour parler de baisse structurelle. Les nouveaux films sont prometteurs et nous sommes confiants. Le 'Printemps du Cinéma' devrait relancer la machine et le début de la reconquête", espère Richard Patry, nouveau président de la Fédération nationale des cinémas français, cité par l'AFP. Pourtant, personne ne peut nier le désamour du public pour les productions françaises. Comment l'expliquer ? Eléments de réponse.

Reportage à Metz : René Elkaim, Frédéric Madiaï, Elisabeth Targe

https://videos.francetv.fr/video/NI_144601@Culture

La France, n°4 mondial quant au nombre de salles
Le cinéma français peut s'appuyer sur le 4e parc mondial de salles (et le 1er européen), après la Chine, les Etats-Unis et l'Inde : 5.465 salles, dans 2.031 cinémas, y compris dans les toutes petites localités. 1.647 communes sont ainsi équipées d'au moins une salle de cinéma.

Numérisation des salles : la France en pointe
La plupart des salles françaises (97%) sont aujourd'hui équipées de projection numérique. 100 % des salles devraient l'être en juin, selon Richard Patry, y compris les cinémas itinérants. "Nous sommes le premier pays au monde à avoir numérisé entièrement nos salles. Il y a eu une prise de conscience nationale et régionale sur cette nouvelle technologie afin de proposer aux spectateurs les meilleures conditions de présentation des ouvres. Au moins, cette bataille là est derrière nous !", s'est félicité le président des cinémas français.

Au-delà des trois premiers jours, un partenariat avec la banque BNP Paribas prolonge l'opération jusqu'au 26 mars au même tarif unique de 3,50 euros la séance. 300.000 contremarques seront distribuées.