Le Liban en première ligne au Festival du Film arabe de Fameck

Publié le 15/10/2013 à 12H13
Un extrait du film "Asfouri" du réalisateur Fouad Alayman

Un extrait du film "Asfouri" du réalisateur Fouad Alayman

© Culturebox

Plus que jamais en prise sur l’actualité, le Festival du Film arabe de Fameck se tient jusqu’au 21 octobre avec une cinquantaine de films présentés. Si cette 24e édition met à l’honneur le Liban, la programmation fait aussi une large place aux autres pays marqués par les mutations du printemps arabe.

Reportage : Céline Tognazzi, Guillaume Robin, Ludovic Debruyne

https://videos.francetv.fr/video/NI_139155@Culture

Le Liban illustre bien les difficultés rencontrées par ces pays marqués par la guerre et par certaines questions comme l’identité, la coexistence des religions, la place de la femme, l’exil, la reconstruction.

Le cinéma libanais a connu trois périodes distinctes : « les années lumières », après 1955, où le pays vibrait d’une activité culturelle et d’une douceur de vivre telles qu’on le surnommait « La Suisse du Moyen-Orient » ; puis les années de guerre civile qui, à partir de 1975, plongèrent le pays dans quinze années d’affrontements d’une brutalité extrême ; et enfin, la troisième période, celle de la reconstruction et d’un retour à un équilibre très fragile et régulièrement menacé : en 2006, l’armée israélienne a envahi le Liban en riposte à la capture par le Hezbollah libanais de deux soldats israéliens.

Cette année là, le festival de Fameck avait déjà choisi le Liban comme invité d'honneur mais le conflit avait compliqué les choses, obligeant à réduire la programmation. Cette 24e éditon était l'occasion de donner toute sa place au cinéma libanais, à la fois engagé et poétique. Au Liban, le cinéma indépendant a une très large place. Ses cinéastes sont souvent d'anciens reporters de guerre qui cherchent à comprendre et à expliquer le Liban d'aujourd'hui, avec les conflits qui l'ont marqué mais aussi à travers des préoccupations plus actuelles qui n'ont pas toujours la guerre comme toile de fond.
Une cinquantaine de films à l'affiche
 
L’édition 2013 sera très dense avec une quarantaine de longs-métrages, quatorze courts-métrages et cinq documentaires. Sans oublier les débats, expositions, stages et même ciné-goûters pour les enfants. Le Festival du Film arabe de Fameck, c’est aussi la compétition avec 5 prix décernés : celui du Public, de la Jeunesse, du Val de Fench, de la Presse et du Court-métrage.
affiche Fameck Festival du Film Arabe © DR