Le jeune Français Anthony Bajon sacré meilleur acteur à la Berlinale

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 25/02/2018 à 11H00, publié le 25/02/2018 à 10H59
Anthony Bajon sacré meeilleur acteur à la Berlinale 2018.

Anthony Bajon sacré meeilleur acteur à la Berlinale 2018.

© Stefanie LOOS / AFP

Anthony Bajon : il est le 7e Français sacré meilleur acteur à la Berlinale, après des géants comme Gabin, Léaud, Piccoli ou Trintignant. Le 68e Festival du film de Berlin a en effet décerné son prix le 24 février à ce jeune comédien à l'affiche de "La prière" de Cédric Kahn dans un rôle de toxicomane en quête de rédemption. Anthony Bajon a été découvert en 2015 dans "Les Ogres" de Léa Fehner.

"J'ai beaucoup prié pour avoir cet Ours (rires), c'est tout à fait incroyable, c'est un rêve pour moi", a-t-il déclaré devant la presse, décrivant l'accueil "splendide" de la Berlinale.
"Je me sens en fait comme un enfant qui ne peut pas contrôler ses émotions", a-t-il ajouté, avant d'évoquer son empathie pour les drogués, "des gens qui veulent s'en sortir" et son espoir de réussite pour le film, qui évoque des sujets "touchant le monde entier".

A l'affiche de "La prière" de Cédric Kahn en salles le 21 mars

L'acteur qui fit ses débuts dans "Les Ogres" de Léa Fehner en 2015 devient le 7e acteur français primé à Berlin. Il prend la suite de comédiens aussi illustres que Jean Gabin (récompensé en 1959 et 1971), Jean-Pierre Léaud (1966), Michel Simon (1967), Jean-Louis Trintignant (1968), Michel Piccoli (1982) et Jacques Gamblin (2002).
"La Prière" brosse le portrait de jeunes qui rejoignent une communauté isolée en montagne, où ils se soignent à force de discipline, dans l'amitié et la prière, pour en finir avec leurs addictions. Un mode de vie qu'ils adoptent parfois pendant des années avant d'espérer revenir à la vie à l'extérieur. Anthony Bajon incarne Thomas, 22 ans, accro à l'héroïne. Du parcours de ce jeune, on ne saura presque rien, mais les blessures de l'enfant en lui affleurent parfois sur son visage poupin, notamment dans une scène inoubliable où il est face à l'actrice allemande Hanna Schygulla.

Un rôle très écrit

"Anthony a passé le casting au même titre que les autres. C'est lui qui avait le plus grand spectre de jeu. Il a quelque chose de candide", a estimé le réalisateur Cédric Kahn, interrogé par l'AFP. "Ce qu'a apporté Cédric, c'est quelqu'un de très précis. Dans "Les Ogres" je pouvais être en impro, en roue libre totale alors que là Cédric savait où il voulait aller", a souligné l'acteur. Le film sortira le 21 mars sur les écrans français.