Le Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand met la diversité à l'honneur

Mis à jour le 07/02/2019 à 20H30, publié le 07/02/2019 à 19H30
Affiche du festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand (détail)

Affiche du festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand (détail)

© Rémi Chayé - Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand

Au Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand jusqu'au 9 février, l'attention se porte sur les diversités culturelle et linguistique. La sélection "Short in translation" se penche sur une rétrospective internationale du thème de la langue et des langages. Une réflexion qui va de la langue des signes au désarroi des migrants ne maîtrisant pas la langue de leur pays d'accueil.

Le cinéma, reflet du monde, l'idée n'est pas neuve, elle est pourtant particulièrement d'actualité au Festival International du Court-Métrage qui se tient à Clermont-Ferrand jusqu'au 9 février. Chaque année un choix de films illustre un thème choisi par les organisateurs. Pour l'édition 2019, ces derniers ont visionné 400 films traitant du thème des enjeux linguistiques. Ils en ont retenu seize et les ont réunis dans une sélection intitulée "Short in translation", clin d'oeil transparent au film de Sofia Coppola "Lost in translation".

Langage : l'outil primordial

"The silent child" de Chris Overton illustre la découverte du monde par une petite fille grâce à la langue des signes. "Elena" de Marie Le Floch et Gabriel Pinto Montero, met en jeu une adolescente, seule à parler le français, et qui doit accompagner ses parents dans un moment très délicat de leur vie afin de traduire la discussion avec l'administration hospitalière. Le langage révèle alors, le temps d'un court métrage, l'ambigüité de son rôle dans les relations familiales.

Au départ, on avait envie de parler du sentiment qu'on peut avoir quand les rôles parents-enfants s'inversent et qu'on doit prendre une responsabilité sur son parent, voire, un pouvoir sur son parent.

Marie Le Floch
coréalisatrice de "Elena"

Au coeur de cet inversement des rôles, le langage qui permet à celui qui le maîtrise de prendre des décisions qui échappent aux autres membres de la famille. "Elena" illustre parfaitement le pouvoir de celui qui, avec ou contre son gré, dispose de cet outil primordial dont les autres sont privés.

Reportage : France 3 Auvergne : R. Beaune / V. Mathieu / C. Fallas / L. Pastural / C. Munro / S. Bonnetot

Mais la programmation de "Short in translation" n'oublie pas que le cinéma est aussi un divertissement et plusieurs films évoquent des situations parfois extrêmes et comiques, mais qui posent toujours la question du langage.