"La finale" avec Thierry Lhermitte obtient le Grand prix du 21e Festival de l'Alpe d'Huez

Par @Culturebox
Mis à jour le 21/01/2018 à 10H57, publié le 21/01/2018 à 10H55
Rayane Bensetti et Thierry Lhermitte dans le film "La finale" de Robin Sykes.

Rayane Bensetti et Thierry Lhermitte dans le film "La finale" de Robin Sykes.

© UGC Ditribution

Samedi soir, le 20 janvier, le 21e Festival de l'Alpe d'Huez dont le jury était présidé par Franck Dubosc a couronné de son Grand prix "La finale", comédie dramatique de Robin Sykes avec Thierry Lhermitte en grand-père souffrant d'Alzheimer. Le film succède à "L'ascension", de Ludovic Bernard, récompensé en 2017.

"La finale" de Robin Sykes obtient donc le Grand Prix de l'Alpe d'Huez 2018. 

Récompensés également le film "Larguées" et l'actrice Camille Cottin

Et le film fait coup double puisque l'acteur culte des "Bronzés" décroche le Prix d'interprétation masculine pour son rôle dans ce road-movie drôle, touchant et subtilement écrit qui avait ému les spectateurs du festival lors de la projection du 17 janvier . 

Autre grand gagnant de ce cru 2018: "Larguées", le film d'Eloïse Lang, qui remporte le Prix du public. Le Prix d'interprétation féminine a été quant à lui attribué à Camille Cottin pour son rôle de jeune femme un peu rock'n'roll qui s'évertue à remonter le moral de sa mère, jouée par Miou-miou. Enfin, "Le doudou", premier long métrage de Philippe Mechelen et de Julien Hervé avec Kad Merad, a décroché le Prix du Jury, qui était présidé cette année par l'humoriste Franck Dubosc.

Un homme poussé dans le doute par la maladie d'Alzheimer 

Casquette sur la tête, pantoufles au pied et regard vide, l'acteur de 65 ans interprète Roland, un ancien restaurateur contraint de vendre sa brasserie et de quitter Paris après qu'un drame à son domicile a confirmé sa maladie. Accueilli à Lyon chez sa fille, ce féru de sport un brin raciste et misogyne est méprisé par son gendre autant que par ses petits-enfants, dont il ne s'est jusqu'alors que très peu occupé.

Dans la maison familiale, il ne reconnaît pas toujours ses proches, frappé de trous de mémoire récurrents, et occupe son quotidien avec des escapades au bureau de tabac. Par un concours de circonstances, Roland est embarqué par son petit-fils Jean-Baptiste - attendu pour disputer une finale nationale de basket à Paris - dans un road-trip à rebondissements qui va les rapprocher.

"Je me suis régalé à jouer ce personnage un peu beauf qui passe son temps à dire des conneries, mais aussi ce doute permanent dans lequel le pousse la maladie", a confié cette semaine à l'AFP le comédien, au lendemain de la projection du film.