Costa-Gavras supervise la restauration numérique de "Compartiment Tueurs" et "Un Homme de Trop"

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/10/2016 à 17H55, publié le 12/10/2016 à 11H12
Le réalisateur franco-grec Costa-Gavras est au Pôle Pixel de Villeurbanne pour assurer la restauration en numérique de deux de ses films 

Le réalisateur franco-grec Costa-Gavras est au Pôle Pixel de Villeurbanne pour assurer la restauration en numérique de deux de ses films 

© France 3 / Culturebox

Costa-Gavras est à Lyon pour suivre la restauration en numérique de "Compartiment Tueurs" (1965) et "Un Homme de Trop" (1967). Un travail minutieux et laborieux qui demande une attention particulière à chaque plan. Il présentera ces deux films restaurés à l'occasion du festival Lumière 2016

 A 83 ans, Costa-Gavras a décidé d'entamer la remise en état de deux de ses films des années 60. Dans la pénombre du studio du Pôle Pixel à Villeurbanne, le cinéaste ne rate pas une miette du travail de restauration.

Depuis 6 mois, l'équipe du laboratoire lyonnais "Lumières numériques", spécialisé dans la réalisation de copies numériques de vieux films, retouche "Compartiments tueurs" et "Un homme de trop" tout en gardant l'âme originelle. 

On essaie de retrouver le style et la photographie que l'on a fait au départ

Costa Gavras - réalisateur

Reportage : J. Sauvadon / P. Satis / P. Perrel / V. Bonnier

https://videos.francetv.fr/video/NI_825789@Culture


L'émotion est intacte

En 54 ans de carrière, 11 prix et 42 nominations, le réalisateur franco-grec, Costa-Gavras a signé une œuvre engagée, humaniste, réussissant à allier l'ambition d’un cinéma politique et celle d’un cinéma de suspense et de spectacle.
Pour le cinéaste, plonger dans ses archives 50 ans après provoque beaucoup de sensations fortes. 

On retrouve presque les odeurs de ces moments, c'est très émouvant parce qu'on voit les films d'un jeune homme et ça c'est assez surprenant. Quand même c'est le patrimoine national !

Garder l'âme de départ

Chaque image est ensuite scannée puis envoyée dans un serveur informatique pour que les techniciens les retouchent une par une. Il s'agit alors d'éliminer les traces de colle, d'effacer les rayures, mais tout n'est pas récupérable. "La frontière entre la restauration et le trop de restauration elle est assez fine", explique le technicien restaurateur. 

restauration film gavras.png © France 3 / Culturebox

Dans le dédale des procédures

Avant de restaurer numériquement un film, il faut d'abord se procurer les négatifs originaux ou des copies pellicules. C'est l'étape la plus longue. Plusieurs dizaines d'années de batailles juridiques ont été nécessaires pour que Costa-Gavras puisse récupérer les bobines de ses deux premiers films. 

On a reçu plus d'une tonne pour les deux films, environ 600 bobines. Ensuite il a fallu fouiller, trier, choisir et déterminer le matériel que l'on gardait

Pierre-Loïc Précausta

 

bobine costa Gavras.png © France 3 / Culturebox

A l'occasion du festival de cinéma Lumière 2016 de Lyon Costa-Gavras présentera
-"Un homme de trop" le vendredi 14 octobre à La Fourmi à 14h45 et le samedi 15 octobre à l'Institut Lumière à 17h
-"Compartiments tueurs" le dimanche 9 octobre au Pathé Bellecour à 20h et le samedi 15 octobre à l'Alpha Cinéma à 20h