Festival du film coréen à Paris : une vitalité persistante

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 29/10/2013 à 15H36, publié le 29/10/2013 à 15H11
L'affiche du 8e Festival du film coréen à Paris

L'affiche du 8e Festival du film coréen à Paris

© DR

Le 8e Festival du film coréen s’ouvre mardi soir pour se dérouler jusqu’au 7 novembre, au cinéma Publicis sur les champs Elysées, avec la projection de 23 longs métrages et 22 courts inédits, en présence de six réalisateurs et réalisatrices du cru.

Depuis sa création en 2006, le festival a présenté 126 longs métrages et 116 courts, dont 239 inédits en France. Si la priorité est donnée à des œuvres récentes, une partie de la programmation permet également de découvrir des œuvres du patrimoine, qui ne sont souvent jamais sorties de Corée. La manifestation privilégie les échanges entre le public, les journalistes et les artisans du cinéma coréen, avec des débats organisés en fin de séance.
Le 8e Festival du cinéma coréen : le teaser
Quatre sections
Une section « Paysage » fait le point sur la production contemporaine, Une autre, « Portrait », présente un cinéaste coréen émergeant qui s’est fait remarquer dans l’année, avec la programmation intégrale de son œuvre, y compris ses courts-métrages. Il s’agit pour cette huitième édition de la réalisatrice Shin Su-won, dont « Passerby# 3 » a reçu le Prix du Meilleur film asiatique au Festival international du film de Tokyo. Son court métrage « Circle Line » a, lui, reçu le Prix Canal + à la Semaine de la critique, au Festival de Cannes. Son dernier film, de 2012, « Pluto » a remporté une mention spéciale, section génération + au Festival de Berlin.
L'affiche de "Pluto" de Shin Su-won

L'affiche de "Pluto" de Shin Su-won

© DR
La section « Shortcut » est consacrée aux courts-métrages et est la seule à dédiée à la compétition qui départagera une dizaine de film en lice, sous l’œil d’un jury composé de trois membres de la profession.

La section « Classique » permet de découvrir des œuvres sud-coréennes du passé, très difficiles à dénicher sous nos latitudes. L’an passé le magnifique film de Kim Ki-Young « La Servante » (1960) avait tout de même trouvé une sortie en France en salle et en vidéo, créant un choc d’une rare intensité. Im Sang-soo avait tiré un remake de ce très grand film en 2012, avec « L’Ivresse de l’argent », projeté au Festival de Cannes 2012. Cette année, la section « Classique » est consacrée au réalisateur HA Gil-jong, réalisateur des années 70, reconnu en son temps, mais malheureusement décédé prématurément.
"The Girl from the South" de José Luis Garcia, documentaitre sur sa recherche d'une jeune sud-coréeene rencontrée à Pyongyang à la fin des années 80.

"The Girl from the South" de José Luis Garcia, documentaitre sur sa recherche d'une jeune sud-coréeene rencontrée à Pyongyang à la fin des années 80.

© DR
Enfin, la section « Spéciale » est consacrée à la séparation des deux Corée, à l’occasion de  la commémoration du 60e anniversaire de la fin de la guerre de Corée, avec la projection de trois documentaires sur ce thème.

Le cinéma coréen est un des plus novateurs et originaux de ces vingt dernières années. Il se renouvelle constamment tant dans les films de genre que dans le cinéma d’auteur. Qui n’a pas été scotché par « Old Boy », de Bong Joon Ho, « J’ai rencontré le diable » de Kim Jee-woon, ou bouleversé par « Printemps, été, automne, hiver… et printemps » de Kim Ki-duk, pour ne citer que quelques titres d’une production abondante et d’une richesse rare. Le Festival du film coréen de Paris en est chaque année le reflet, alors que sort dans les salles mercredi « Snowpiercer – Le Transperceneige », de Bong Joon Ho.