Films Cannes 2018 : Alerte spoilers ! Scènes et répliques déjà cultes

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Publié le 18/05/2018 à 17H18
Cannes 2018 : Vanessa Paradis dans "Un couteau dans le coeur" 

Cannes 2018 : Vanessa Paradis dans "Un couteau dans le coeur" 

© Memento Films Distribution

Le clap de fin est proche, Cannes va bientôt décerner sa fameuse Palme. Mais avant de découvrir les récompenses, certaines scènes et répliques entendues dans les salles méritent elles-aussi leur moment de gloire. Florilège non-exhaustif des réalisations cannoises, de Lars Von Trier à Matteo Garrone en passant par Jean-Luc Godard.

Quelques scènes et répliques marquantes vues et entendues lors du 71e Festival de Cannes, dont le palmarès sera dévoilé samedi 19 mai.
"Les Filles du soleil"
La faim du pétrole
Golshifteh Farahani, combattante kurde dans "Les Filles du soleil" d'Eva Husson.

Golshifteh Farahani, combattante kurde dans "Les Filles du soleil" d'Eva Husson.

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

"Si du pétrole plutôt que du lait sortait de nos seins, la coalition serait venue nous aider plus tôt", lance une combattante kurde (incarnée par Golshifteh Farahani), dans "Les Filles du soleil", de la Française Eva Husson. Ce film de guerre féministe, l'un des trois en lice pour la Palme d'or signé par une réalisatrice, a été éreinté par une partie de la critique, malgré l'originalité du sujet. 

"The House that Jack Built"
Lars de choquer
Lars Von Trier, adepte de la provocation, est en compétition pour son film "The House that Jack built". Ici, en 2011, avant la projection de "Mélancholia", montrant son tatouage plus qu'explicite.

Lars Von Trier, adepte de la provocation, est en compétition pour son film "The House that Jack built". Ici, en 2011, avant la projection de "Mélancholia", montrant son tatouage plus qu'explicite.

© Bénédicte REY / AFP

Il aime provoquer et n'y est pas allé de main morte. Dans "The House that Jack Built", Lars von Trier filme une scène particulièrement insoutenable, où des enfants se font tuer comme des animaux au cours d'une partie de chasse, avant un pique-nique organisé avec leurs cadavres. Cris d'horreur dans le Grand théâtre Lumière à Cannes, suivis de plusieurs départs. Le malaise est au rendez-vous pour celui qui avait été déclaré "persona non grata" à Cannes en 2011 suite à des propos controversés sur Hitler. 

"Dogman"
Un froid de chien
"Dogman" de Matteo Garrone, l'histoire d'un toiletteur pour chien hanté par la vengeance.

"Dogman" de Matteo Garrone, l'histoire d'un toiletteur pour chien hanté par la vengeance.

© Greta De Lazzaris

Dans "Dogman" (de Matteo Garrone), les chiens sont omniprésents autour de Marcello, toiletteur de son métier. La tendresse pour les animaux de cet homme qui essaie de rester fidèle à ses valeurs transparaît quand on le voit revenir sur les lieux d'un cambriolage pour ramener à la vie un malheureux chihuahua trop bruyant, enfermé par des malfaiteurs dans... un congélateur.

"Un Couteau dans le coeur"
Oh my gode !
Vannessa Paradis, un des personnages principaux d'"Un couteau dans le coeur" du Français Yann Gonzalez, pendant la montée des marches.

Vannessa Paradis, un des personnages principaux d'"Un couteau dans le coeur" du Français Yann Gonzalez, pendant la montée des marches.

© LOIC VENANCE / AFP

Avec "Un couteau dans le coeur", le Français Yann Gonzalez rend hommage aux "séries B" des années 70. Dans ce thriller dans le monde du porno gay, surgit une arme insolite et glaçante qui apparaît dans les mains du meurtrier en série traquant les acteurs gays : un godemiché à cran d'arrêt, qui rappellera à certains le mythique pic à glace de Sharon Stone dans "Basic Instinct". 

"Le livre d'image"
Godard ou l'art des bombes
Jean-Luc Godard ("Le Livre d'images")

Jean-Luc Godard ("Le Livre d'images")

© Wild Bunch Distribution

"Pour ma part je serai toujours du côté des bombes..." Jean-Luc Godard truffe son "Livre d'image", en lice pour la Palme d'or, d'aphorismes et de réflexions énigmatiques sur l'état du monde. Un film qui, comme souvent avec "JLG", qui a brillé par son absence à Cannes, en a passionné certains et dérouté d'autres. 

"Capharnaüm"
Sucre glace
Les deux personnages de "Capharnaüm" de Nadine Labaki présenté en compétition officielle à Cannes.

Les deux personnages de "Capharnaüm" de Nadine Labaki présenté en compétition officielle à Cannes.

© Farés Sokhon

Chargé de garder le bébé de Rahil, une sans-papiers éthiopienne chez qui il s'est réfugié, Zain, 12 ans, doit le faire manger. Il sort des glaçons qui traînent dans le freezer d'un frigo antédiluvien, les arrose de sucre, dans une bassine. Au grand plaisir de Yonas, ravi de ce biberon froid. En quelques secondes, "Capharnaüm" donne vie au duo le plus émouvant du festival.

"Les Eternels"
Femme fatale
L'actrice Zhao Tao, amante malgré elle de la pègre chinoise dans "Les Eternels" de Jia Zhang-ke.

L'actrice Zhao Tao, amante malgré elle de la pègre chinoise dans "Les Eternels" de Jia Zhang-ke.

© Ad Vitam

Bin, son amant, petit chef de la pègre est en train de se faire tabasser par un gang rival. Qiao (Zhao Tao) surgit. Veste rouge transparente sur les épaules, bustier noir frappé d'un papillon multicolore, elle écrase la scène. Elle sauvera son homme mais ira pour ça en prison. Dans ce climax de bruits, couleurs et de fureurs, Zhao Tao est incandescente. En une seule scène, l'actrice, épouse de Jia Zhang-ke, le réalisateur des "Eternels", se pose en sérieuse candidate pour le prix d'interprétation féminine.