Cannes 2018 : six étudiants présentent leur court-métrage d'animation "Sailor's Delight"

Par @Culturebox
Publié le 18/05/2018 à 11H33
De gauche à droite, Éloïse Girard, Jonas Ritter, Louise Aubertin, Loucas Rongeart, Marine Meneyrol, Amandine Thomoux

De gauche à droite, Éloïse Girard, Jonas Ritter, Louise Aubertin, Loucas Rongeart, Marine Meneyrol, Amandine Thomoux

© Festival de Cannes

Cette année, six étudiants de l’ESMA, une école d’animation 3D de Toulouse, participent au Festival de Cannes, dans la catégorie Cinéfondation qui révèle de nouveaux talents. "Sailor’s Delight" était en compétition face à 16 autres courts ou moyens métrages. Le jury, présidé par Bertrand Bonello, a décerné le premier prix au film "L'été du lion électrique" de Diego Céspede, un étudiant chilien.

Six étudiants de l’ESMA, l'école supérieure des arts et métier artistiques de Toulouse, ont été sélectionnés par le Festival de Cannes, ils concourent dans la catégorie Cinéfondation. Ce volet de la sélection officielle du festival de Cannes a été créé il y a vingt ans, et révèle de nouveaux talents. Chaque année, la Cinéfondation sélectionne quinze à vingt courts et moyens métrages présentés par des écoles de cinéma du monde entier. Le Jury décerne un prix aux trois meilleurs d'entre eux lors d'une cérémonie officielle.

Reportage de O.Chartier-Delègue, P.Casabianca, P.Pauron pour France 3 Côte d’Azur. 

Les six réalisateurs en herbe, invités à Cannes, vivent une expérience incroyable avec interviews, montée des marches et photos sur le tapis rouge. Ils ont été sélectionnés avec leur court-métrage "Sailor’s Delight" qui raconte la mésaventure de Circée, la Sirène-femme fatale. La créature marine tente de séduire deux marins mais tout ne va pas se dérouler comme prévu.

La Sirène repère ses futures victimes 

La Sirène repère ses futures victimes 

© Capture d'écran Youtube "Sailor's Delight"

Le film d’animation en 3D de 5 ‘54’’ a demandé un an de travail aux étudiants. Ils n’auraient jamais pensé que leur projet de fin d’étude les conduirait un jour au Festival de Cannes. Les réalisateurs gardent les pieds sur terre, parmi eux, Amandine Thomoux rappelle : "chaque jeune qui a envie de faire du cinéma est l’avenir du cinéma français, donc ce n’est pas forcément sur nous qu’il faut miser mais sur chaque personne qui veut se donner à fond". Après leurs études, Louise, Eloïse, Marine, Jonas, Loucas, et Amandine envisagent bien sûr de travailler dans l'univers du cinéma. 

Le 17 mai, le jury a annoncé son palmarès: le premier prix est revenu à Diego Céspedes, étudiant chilien, pour son moyen métrage "L'été du lion électrique". En deuxième place sont arrivées ex aequo le russe Igor Popolauhin et le chinois Di Shen. L'italienne Lucia Bulgheroni a reçu le troisième prix.