Cannes 2018 : Bertrand Bonello, président du jury de la Cinéfondation et des courts métrages

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/03/2018 à 14H45, publié le 09/03/2018 à 12H20
Bertrand Bonello en 2016

Bertrand Bonello en 2016

© Starpix / APA-PictureDesk / APA

À l'occasion de la 71e édition du Festival de Cannes (du 8 au 19 mai), Bertrand Bonello présidera le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages, pépinière de nouveaux talents issus des écoles de cinéma du monde. Le cinéaste français succède au Roumain Cristian Mungiu.

Depuis son tout premier film (Quelque chose d'organique, 1998) jusqu'à Nocturama (2016), Bertrand Bonello occupe une place unique dans le paysage cinématographique. Sa filmographie compte sept longs et huit courts métrages, tous singuliers. Dès 2003, ses films sont présentés en Compétition au Festival de Cannes : Tiresia (2003), L'Apollonide - Souvenirs de la maison close (2011) et Saint Laurent (2014).
SAINT LAURENT Bande Annonce
Que ce soit à travers le portrait d'un transsexuel brésilien, le quotidien raffiné mais glaçant d'une maison close au crépuscule du XIXe, un biopic autour de la création et la douleur qu'elle engendre, l'identité sexuelle et le rapport au corps hantent son oeuvre, Bertrand Bonello ne cesse de questionner les frontières du réel. 

Pour Gilles Jacob, président de la Cinéfondation, Bertrand Bonello "est un des plus grands réalisateurs français contemporains (...), un artiste iconoclaste et singulier", qui "ajoute à son art des qualités humaines".
 
"Qu'attendons-nous de la jeunesse, des cinéastes inconnus, des premiers films ? Qu'ils nous bousculent, qu'ils nous fassent regarder ce que nous ne sommes pas capables de voir", déclare quant à lui Bertrand Bonello dans ce communiqué, ajoutant être fier grâce à la Cinéfondation de faire entendre ces voix.
 
Créée en 1998 par Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes, la Cinéfondation est dédiée à l'émergence de nouveaux talents du 7e art.