"Fatwa", film de Mahmoud Ben Mahmoud sur la radicalisation, primé au festival de cinéma de Carthage

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 11/11/2018 à 19H39, publié le 11/11/2018 à 19H28
Mahmoud Ben Mahmoud reçoit le Tanit d'or pour "Fatwa"

Mahmoud Ben Mahmoud reçoit le Tanit d'or pour "Fatwa"

© Fethi Belaid / AFP

"Fatwa", film tunisien de Mahmoud Ben Mahmoud sur la quête d'un père pour comprendre la radicalisation de son fils, a remporté le Tanit d'or à Tunis. Il s'agit de la récompense suprême des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), qui se sont achevées le 10 novembre.

Ce festival très populaire dédié aux films arabes et africains a drainé de très nombreux Tunisois depuis le 3 novembre, en dépit d'un attentat commis quelques jours auparavant sur la principale avenue de Tunis, à proximité de nombre de ses lieux phares.

"Fatwa" Tanit d'or, "Yomeddine", Tanit d'argent

"Fatwa", du réalisateur Mahmoud Ben Mahmoud, coproduit par les frères Dardenne, suit un père qui revient de France enterrer son fils et découvre que ce dernier militait au sein d'un groupe islamiste radical. Ahmed Hafiane, qui joue le père, obtient le prix du meilleur acteur. 

Le Tanit d'argent a été attribué à "Yomeddine", un road movie égyptien sur l'épopée d'un jeune lépreux parti à la recherche de ses racines à travers le pays et d'un orphelin nubien qui l'accompagne.
"Yomeddine" ("Le jour du jugement") est le premier film d'A.B. Shawky, 32 ans, un réalisateur égyptien et autrichien. Il avait directement concouru pour la Palme d'or en 2018 à Cannes.

Récompensé dans la catégorie documentaires : "Amal", film censuré en Egypte

Le Tanit d'or du film documentaire a été attribué à "Amal", un documentaire égyptien censuré dans son pays, qui redonne aux femmes égyptiennes leur place dans la révolution de 2011, à travers la vie d'une adolescente militante.

Après une édition placée par ses organisateurs sous le signe "de la tolérance, de l'ouverture et de l'amour", une foule a participé à la clôture, tandis que de très nombreux policiers étaient déployés en centre ville pour en assurer la sécurité.