Danielle Darrieux : une rétrospective hommage à la cinémathèque de Toulouse

Par @Culturebox
Mis à jour le 01/11/2017 à 21H18, publié le 01/11/2017 à 20H29
Danielle Darrieux dans "Rich, young and pretty" (1951) de Norman Taurog.

Danielle Darrieux dans "Rich, young and pretty" (1951) de Norman Taurog.

© MGM / Archives du 7eme Art / Photo12

Danielle Darrieux nous a quittés le 17 octobre à l'âge de 100 ans : la cinémathèque de Toulouse lui rend hommage dans une rétrospective de sa carrière, intitulée "Danielle Darrieux ou le cinéma enchantant". Au programme, la projection de films cultes mais également une exposition d'affiches restaurées, de photographies commentées, de plaquettes publicitaires, de partitions...

"Danielle Darrieux ou le cinéma enchantant" a été conçue avant le décès de la comédienne, pour rendre hommage à "un monument" à la longévité exceptionnelle, ainsi qu'à son "énorme filmographie" de 1931 à 2010, explique à l'AFP Claudia Pellegrini, documentaliste du service iconographie de la cinémathèque, qui a créé l'exposition.

Projection des films les plus anciens

"J'allais au studio comme on va à l'école", confiait Danielle Darrieux à propos de ses débuts dans le 7e art. Née le 1er mai 1917 à Bordeaux, Danielle Darrieux avait tourné son premier film à 14 ans. Mais pour elle "tous les films se ressemblaient" et elle jouait "dans une espèce d'inconscience" jusqu'à l'immense succès de "Mayerling" (1935).
Ce film fut un "tournant" pour l'actrice, qui n'en pouvait plus d'incarner "toujours des ingénues plus ou moins énervées et poussant la chansonnette".

De ses 140 films, la cinémathèque de Toulouse a fait le choix de se focaliser sur les plus anciens dans lesquels elle donne la réplique à Charles Boyer, Jean Gabin ou Gérard Philipe. Le visiteur découvre ainsi les films de sa jeunesse dans les années 30, à travers des plaquettes publicitaires, des partitions jaunies, des dessins montrant la ravissante blonde espiègle, ainsi que des photos "commentées par elle-même", extraits de l'ouvrage éponyme (Ramsay, 1995).

Le souvenir de réalisateurs complices

De gigantesques affiches présentent les films dans lesquels la comédienne, qui fréquenta Broadway, chantait sans être jamais doublée. Pour l'occasion, trois affiches gardées au centre de conservation et de recherche de la cinémathèque à Balma, ont été restaurées et entoilées : "Occupe-toi d'Amélie" (Claude Autant-Lara, 1949), "Meurtre en 45 tours" (Etienne Périer, 1960) et "Madame de..." (Max Ophüls, 1953). 
Egérie d'Henri Decoin qu'elle épousa, "DD" reconnaissait: "c'est à lui et à lui seul que je dois d'être ce que je suis devenue", peut-on lire dans l'exposition. 
Outre à Henri Decoin, la cinémathèque consacre un espace à Max Ophüls et à Claude Autant-Lara, trois réalisateurs dont les films figurent parmi les treize projetés pendant cette rétrospective. Egalement évoqué, le réalisateur Jacques Demy avait relancé la carrière de "DD" en lui donnant dans "Les Demoiselles de Rochefort" (1967) le rôle de la mère des jumelles incarnées par Catherine Deneuve et Françoise Dorléac.