"Degas : une passion pour la perfection": début d’une série sur l'art au cinéma

Mis à jour le 27/11/2018 à 23H21, publié le 27/11/2018 à 09H48
"Degas : une passion pour la perfection" : filming "Au café" d'Edgar Degas (1876)

"Degas : une passion pour la perfection" : filming "Au café" d'Edgar Degas (1876)

© David Bickerstaff

"Degas : une passion pour la perfection" est le premier documentaire d’une série de quatre qui composent la nouvelle saison de la programmation "Expositions sur grand écran" autour des musées, galeries et peintres du monde entier. Produit par le réalisateur britannique Phil Grabsky, cette série est l’équivalent pour les arts plastiques des opéras et pièces de théâtre diffusés au cinéma.

La note Culturebox

3
3/5

Le dessin, "Probité de l’art"

Réalisé par David Bickerstaff, un habitué de la série documentaire "Expositions sur grand écran" ("Canaletto", "Michelangelo", "Goya" et prochainement "Van Gogh et le Japon"), "Degas : une passion pour la perfection" poursuit son approche introspective et pédagogique. Elle privilégie la découverte d’une exposition monographique sur un peintre ou, comme ici, la visite d’un musée où il est particulièrement présent. Il s’agit en l'occurrence du musée Fitzwilliam de Cambridge, où est rassemblée la plus vaste collection sur Edgar Degas en Grande-Bretagne.
"Degas : une passion pour la perfection
Cette visite offre l’occasion de s’attarder sur les œuvres de jeunesse du peintre, moins connues en France, et où se forgent les prérogatives de son œuvre à venir. La quête de perfection de Degas trouve ainsi sa source en Ingres, par la précision du dessin que le peintre de "La Grande odalisque" qualifiait de "probité de l’art". C'est également l'occasion de découvrir ses expérimentations dans l'utilisation des matériaux, tant en peinture qu'en sculpture.

"Indépendantiste"

On découvre également un Degas, peintre historique, mais surtout son rattachement au réalisme d’un Millet ou d’un Corot, tout comme au naturalisme de Zola en littérature, dont la carrière lui est contemporaine. Aussi, s’est-il toujours insurgé contre son identification aux Impressionnistes, préférant l’appellation d’"Indépendantiste". Le film s’étend évidemment par la suite sur ce qui a fait sa gloire, ses peintures et sculptures de ballerines, et ses toiles équestres.
"Degas : une passion pour la perfection" de David Bickerstaff

"Degas : une passion pour la perfection" de David Bickerstaff

© David Bickerstaff
Si l’on apprend beaucoup de choses sur la vie du peintre, notamment son antisémitisme notoire, et sur son approche picturale, grâce à l’intervention d'historiens d’art et de spécialistes de Degas, la forme à proprement parlé du film est plus proche d’un documentaire télévisuel que destiné au cinéma. Reste que l’on y trouve son compte. Les prochains titres de la série seront "Le Jeune Picasso" (20 février), "Rembrandt" (10 avril, reprise de la saison 2017-18 pour les 350 ans de la mort du peintre) et "Van Gogh et le Japon" (5 juin 2019).
"Degas : une passion pour la perfection" : l'affiche

"Degas : une passion pour la perfection" : l'affiche

© Seventh Art Productions

LA FICHE

Genre : Documentaire
Réalisateur :  David Bickerstaff
Pays : Grande-Bretagne
Durée : 1h25
Sortie : 28 novembre 2018

Synopsis : Une promenade à travers les rues de Paris puis au cœur d’une superbe exposition au Fitzwilliam Museum de Cambridge, dont l’impressionnante collection d’œuvres de Degas est la plus représentative de Grande-Bretagne. Ayant bénéficié d’un accès exclusif à une grande variété d’œuvres rares, le film raconte l’histoire fascinante de la quête de perfection de Degas à travers l’expérimentation de nouvelles techniques et les leçons apprises en étudiant les grands maîtres.