Disparition de Maud Linder, qui fit redécouvrir l'œuvre de Max Linder, son père

Publié le 26/10/2017 à 15H56
Maud Linder le 14 mai 1992 dans l'émission "Ex-Libris" sur TF1

Maud Linder le 14 mai 1992 dans l'émission "Ex-Libris" sur TF1

© Chognard / TF1 / Sipa

La réalisatrice Maud Linder, qui consacra sa vie à faire redécouvrir l'œuvre de son père, l'acteur, scénariste et réalisateur Max Linder, s'est éteinte mercredi à l'âge de 93 ans, a annoncé son entourage à l'AFP.

Au cours de sa carrière, Maud Linder réalisa deux films autour de Max Linder (1883-1925), grande figure du cinéma muet, qui fut le "maître" de Charlot, selon les propres dires de Charlie Chaplin : "En compagnie de Max Linder" en 1962, présenté au festival de Venise, puis "L'homme au chapeau de soie" en 1983, l'année du centenaire de Max Linder. Ce long-métrage réunit trois films du comique ("Soyez ma femme" (1921), "Sept ans de Malheur" (1920) et "L'étroit mousquetaire" (1922)) et fut présenté à Cannes.
Bande-annonce réunissant des extraits de "Sept ans de malheur, Soyez ma femme, L'Étroit mousquetaire"
Ce n'est pourtant qu'à l'âge de vingt ans que Maud Linder découvrit pour la première fois à l'écran ce père, qui, rongé notamment par des accès de jalousie, se suicida en 1925 quand elle n'avait que 16 mois, entraînant sa jeune épouse dans la mort.

"Le chapeau de Max" (1913), une courte comédie de Max Linder

Marquée par cette personnalité hors du commun, Maud Linder, fille unique du cinéaste, consacra une grande partie de sa vie, après un début de carrière dans la chanson, la publicité et le spectacle, à rendre hommage à ce roi du burlesque de l'écran du début du siècle. L'œuvre de Max Linder, d'inspiration vaudevillesque, compte au moins 200 films, dont à peine 90 ont survécu.

Max Linder rend visite à Charlie Chaplin (1917)