Décès du réalisateur japonais Koji Wakamatsu

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 18/10/2012 à 10H57
Le réalisateur japonais Koji Wakamatsu au Festival de film de Busan (Corée du sud), le 6 octobre 2012

Le réalisateur japonais Koji Wakamatsu au Festival de film de Busan (Corée du sud), le 6 octobre 2012

© Ted Aljibe

Le réalisateur japonais Koji Wakamatsu est décédé mercredi à l’âge de 76 ans, des suites d’un accident de la circulation à Tokyo. Il avait été le producteur de « L’Empire des sens » de Nagisa Oshima en 1976

Renversé vendredi par un taxi dans le quartier très animé de Shinjuku, le cinéaste avait été hospitalisé et est décédé quelques jours plus tard, a précisé Kazuya Shiraishi, un responsable de sa maison de production.

Producteur du sulfureux "Empire des sens" de Nagisa Oshima en 1976, Wakamatsu  venait d'être distingué lors de la 17e édition du Festival  international du film de Busan (BIFF), en Corée du sud, en remportant le prix du Réalisateur asiatique de l'année.

Le BIFF avait d'ailleurs à son programme une rétrospective de trois films réalisés par Wakamatsu : "Mishima", "The Millennial Rapture" et "Petrel Hotel Blue".

Un réalisateur de films engagés et de porno-soft
Wakamatsu  était connu au Japon pour avoir réalisé des films de "soft porno", mais aussi pour aborder des sujets sensibles, notamment sociaux  ou politiques. En 2008, il avait tourné "United Red Army", un film  consacré à ce groupe maoïste japonais. Le long-métrage avait été primé au  Festival de Berlin comme meilleur film asiatique de l'année.

"Je suis un réalisateur indépendant, à l'encontre du système qui prévaut au Japon. Il faut faire les films que vous avez dans le coeur, pas ceux que les gens veulent que vous fassiez", avait-il déclaré dernièrement, en marge du BIFF.

Wakamatsu était à Cannes en mai dernier, en compétition dans la section "Un certain regard", avec "11.25 The day he chose his own fate".

Un de ses derniers films, "Le Soldat Dieu", était sorti sur les écrans français en novembre 2011. Il racontait l’histoire d’un héros de la guerre sino-japonaise, qui rentre chez lui couvert de médailles mais cruellement amputé. Ce film avait reçu le prix du jury du festival du film d’histoire de Pessac (Gironde).